Une nouvelle fois, le Président de la République vient de sauver la France, l’Europe et le Monde. C’est en substance ce qu’il nous a dit, ce jeudi 27 octobre, dans le petit écran, après l’Accord du sommet européen des 26 et 27 octobre 2011. Il a voulu nous expliquer que les difficultés qui frappent la France, c’est à cause de la retraite à 60 ans, des 35 heures, du coût des dépenses publiques bien trop élevées, à cause des retraités, des chômeurs, des fonctionnaires…

Jamais dans son intervention, il n’a mis en cause les Traités européens ou le rôle de la Banque Centrale européenne qui se révèle, en partie, responsable de la situation.

Jamais, il n’a émis le moindre doute sur le bien fondé des politiques qu’il a lui-même menées depuis 2007, notamment sur le gâchis des fonds publics par des cadeaux fiscaux et sociaux aux plus riches sans aucune contrepartie en matière d’emplois et de croissance.

Jamais dans son intervention, il n’a indiqué qu’il y aurait une inflexion dans sa politique ultralibérale de réductions drastiques de recettes  publiques, de casse des services publics, de maintien de chômage de masse…

L’annonce – à peine voilée – de la création d’un taux intermédiaire de TVA pour un certain nombre de biens, de services et de produits qui relèvent actuellement de la TVA à 5,5 % en France et à 2,10 % en Guadeloupe, c’est la promesse, pour toute une partie de la population qui est déjà en grande difficulté, de lendemains encore plus difficiles.

Pour nous, Guadeloupéens, qui vivons exclusivement d’importations, ce sera la relance de la pwofitasyon sur les produits de première nécessité, la TVA étant perçue non seulement sur le prix des produits, mais aussi sur leur acheminement maritime et aérien.

Nul ne doute que les pwofitan, qui n’ont pas répercuté les baisses d’octroi de mer en octobre 2009, répercuterons immédiatement, en revanche, toute hausse de la TVA.

Le CIPPA appelle les Guadeloupéens à se mobiliser contre cette nouvelle hausse des prix qui se prépare et rappelle que, dans son projet d’évolution statutaire pour la Guadeloupe, il établit une fiscalité « zéro taxe » sur les produits de première nécessité.

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