Le grand et le petit patronal sont en colère.

L’objet principal de leur courroux et le déclencheur : le chantier de la piste de l’aéroport. Chantier qui aurait été confié à une entreprise extérieure.

A cela, il faut ajouter toutes les difficultés des moyennes et petites  victimes de la crise économique liée à l’épidémie du COVID.

Nous comprenons la colère de ces entrepreneurs, bien que nous faisons une différence entre les grosses entreprises du BTP et les artisans ( taximen, propriétaires de gîte, restaurateurs …)

Les deuxièmes relèvent d’une réglementation nationale, c’est-à-dire française. Une forte mobilisation peut obliger les  autorités françaises à prendre en compte leurs doléances.

Pour les premiers, c’est-à-dire les grosses entreprises du BTP, c’est beaucoup plus compliqué.

Ceux  qui ont bénéficié très largement dès la défiscalisation se disent, aujourd’hui,  victimes de la concurrence extérieure, c’est-à-dire européenne.

Pourtant ce sont toujours ces mêmes qui demandent plus d’intégration européenne  et n’ont dans la bouche que les vertus des Fonds Européens ( FEDER).

 La question est simple, comme sortir de cette contradiction : Etre dedans et être dehors en même temps !

 Comme nous l’avons toujours dit, l’Union  Européenne ne fait pas de philanthropie. Elle donne d’une main et elle reprend avec deux mains.

 Les fonds européens font partie d’un dispositif européen,  ou tout est régie par des traités, des lois et  des directives

Contrairement aux années 60 , où nous avions un rapport exclusif avec la France,  nous sommes actuellement intégrés avec une union de 27 pays membres.  Certains sont d’ailleurs fiers de dire que nous sommes une Région Ultrapériphérique ( RUP).

Depuis le 1er janvier 1993, il a été réalisé  le grand marché intérieur européen qui a aboli les frontières entre les 27 pays membres. 

Pour cela,  il a fallu assurer la liberté de circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux. Les règles nationales ont donc été harmonisées par le biais du principe de non-discrimination en fonction de la nationalité, de la reconnaissance mutuelle des législations nationales, et de la transposition des directives communautaires dans le droit de chaque État membre.

 L’ article 97 ter DU TRAITÉ DE FONCTIONNEMENT DE L’ UNION EUROPÉENNE TFUE. dit  « une économie de marché ouverte où la concurrence est libre »  l’article 97 ter  TFUE.

Ce qui est vrai pour le BTP est encore plus vrai pour la production agricole et artisanale. Et aussi pour l’emploi. Bref ? LA Guadeloupe peut disparaître en tant que pays de production

Alors que faire ? il n’y a pas d’AUTRE ALTERNATIVE que d’appliquer le PROGRAMME DU CIPPA, largement expliqué dans ses ouvrages : «  CONQUÊTE DU MARCHÉ INTÉRIEUR et «  la PRÉFÉRENCE GUADELOUPÉENNE » et plus récemment dans son ouvrage programme «LES VOIES ET MOYENS DE L’ AUTONOMIE DE L’ARCHIPEL GUADELOUPÉEN» .

LA  VOIE EXISTE IL FAUT L’ EMPRUNTER.

Alain   PLAISIR

Président du CIPPA

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