Tous les jours ,  nous entendons de brillantes analyses sur notre dépendance vis à vis de l’extérieur, de la nécessité de manger « lokal » … Certains vont jusqu’à parler de souveraineté alimentaire.

Mais en écoutant ces beaux discours,  on constate que leurs auteurs  font toujours appel à l’émotion des guadeloupéens, voire à leur patriotisme, sans dépasser pour autant   le stade du constat.

Ainsi, depuis quelques temps des appels pathétiques sont lancés en direction des consommateurs pour qu’ils mangent local.  Ces appels sympathiques et qui rendent leurs auteurs sympathiques,  ne sont globalement d’aucune efficacité, l’économie n’à que faire des bons sentiments.

Les chiffres sont cruels. Chaque année,  la Guadeloupe achète de plus en plus de poissons, de produits de l’élevage, des fruits et légumes.

Les importations de produits agricoles et agro alimentaires ont dépassé plus 700 millions d’euros en 2019.

 Cela frise même le ridicule ou la provocation avec l’apparition de conserve de fruits à pain, de malangas, sans compter ce qui  constitue le repas traditionnel de Noël : pois d’angole originaire du Pérou,  jambon de Noel de Bretagne et igname de Costa-Rica .

A part les rêveurs qui se font encore des illusions, les gens informés connaissent la cruauté des chiffres, parce que, heureusement,  les statistiques existent. Il suffit de consulter les rapports annuels de l’IEDOM .

Il est clair, que dans les conditions actuelles du marché mondial,  avec la mondialisation des échanges, notre production agricole, déjà mal en point,  peut être évincée complètement, du jour au lendemain  sur notre propre marché par les produits concurrents obtenus à meilleur coût ailleurs .

C’est pour cette raison que depuis 2009, le CIPPA appelle à    conquérir le marché intérieur, mais pour cela les mots ne suffisent pas, il faut mettre en ŒUVRE LES MÉCANISMES DOUANIERS ET FISCAUX que  décrit le CIPPA dans ses ouvrages :  «  Conquête du marché intérieur, la Préférence  Guadeloupéenne , mais comme cela n’est pas possible avec le statut de département et de Région  européenne, ces analyses viennent d’être complétées par un ouvrage paru récemment : «  Les voie et moyens de l’autonomie de l’archipel Guadeloupéen ».

Tout ce travail, constitue un véritable programme économique et politique, pour empêcher la disparition de la Guadeloupe en tant que pays.

 Alain PLAISIR

Président du CIPPA

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