Voilà ce qu’en pense Joseph E. Stiglitz  Prix Nobel d’économie : «  les Etats-Unis ont poussé les pays pauvres a démantelé leurs barrières douanières, mais ils ont conservé les leurs, empêchant ainsi les pays en développement d’exporter leurs produits agricoles et les privant d’un revenu à l’exportation dont ils avaient désespérément besoin » et encore : «  en dehors de cette hypocrisie, l’Occident a organisé la mondialisation de façon à recevoir une part disproportionnée de ses bénéfices, aux dépens du monde en développement ». La mondialisation s’est accompagnée d’un rôle de plus en plus accru des grandes institutions internationales. Ou bien elles se réservent une fonction de juges chargés de sanctionner les manquements aux normes du libre-échange (l’OMC) ou bien elles assurent un droit de contrôle sur les politiques menées par les politiques économiques par les pays contraints de soumettre à leur tutelle (Banque mondiale ou FMI).

Karl Marx affirmait dans son monumental ouvrage « LE CAPITAL » que la base du mode de production capitaliste est constituée par le marché mondial lui-même, 

« Il n’est pas exagéré de dire que la constitution de ce marché mondial est l’essence même de ce que l’on nomme aujourd’hui mondialisation. Il s’agit là d’une évolution ni linéaire ni inachevée, et même en grande partie fantasmatique. Elle vise ni plus, ni moins à construire un espace homogène de valorisation, autrement dit établir des normes unifiées de compétitivité et de rentabilité à l’échelle planétaire, donc à mettre directement en concurrence les salariés des quatre coins du monde ».

La mondialisation ne tient pas compte de la réalité : elle nie l’existence des  différentiels de productivité considérables d’une région du monde à  une autre. En les plaçant en situation de concurrence un même marché, elle pose une alternative drastique : ou bien les  producteurs s’alignent sur les critères d’hyper rentabilité, ou  bien, ils disparaissent en tant que tels.

Voilà ce qui en train d’arriver à la Guadeloupe, dans le système de libre-échange qui nous est imposé par notre intégration à l’Union Européenne.

VIVEMENT L ALTERNATIVE

                                         Alain PLAISIR

                                    Président du CIPPA

Laisser un commentaire