Presque tout a déjà été dit sur l’empoisonnement au chlordécone. Des actions ont déjà été menées, des plaintes déposées, notamment celles conjointes de l’Association VIVRE, du CRAN et de certaines associations guadeloupéennes et martiniquaises unies dans le même combat pour réclamer justice.

Toutes ces actions commencent à porter leurs fruits.

C’est ainsi que des auditions ont déjà eu lieu et l’ETAT  est à son quatrième plan chlordécone

Mais tout cela est bien insuffisant et les mesures  prises par le gouvernement sont dérisoires vu l’ampleur des dégâts occasionnés par la pollution au Chlordécone. 

C’est ainsi que dans le Plan IV de lutte contre la pollution au CHLORDÉCONE , l’ETAT travers six stratégies compte prendre des mesures   pour atténuer les dégâts occasionnés par ce pesticide utilisé pendant de années dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique.

L’ argent étant le nerf de la guerre, ce que nous avons retenu, c’est la somme dérisoire qui va être consacrée à ces  six stratégies.

92 millions d’euros de 2021 avec 2027, soit 13 millions par an pour la Guadeloupe et la  Martinique. Les surfaces polluées étant plus importantes en Martinique, ce sera  environ 5 millions pour la Guadeloupe.

Dérisoire quand on connaît l’ampleur de la catastrophe sanitaire, écologique, sociale et économique.

Mais arrêtons nous, pour l’instant, rien qu’au domaine économique :

Sur des centaines d’hectares, nos petits agriculteurs ne peuvent  plus planter  de tubercules ( ignames, madères, patates, etc..). Les pécheurs ne peuvent plus pêcher dans une grande partie de la zone côtière et les collectivités doivent dépenser  des sommes folles pour traiter l’eau au charbon actif.

Quant aux particuliers n’ayant aucune confiance dans l’eau du robinet, ils consacrent une part de leurs revenus  à  l’achat d’eau en bouteille, alors qu’ils sont abonnés pour avoir de l’eau en qualité et en quantité avec l’eau du robinet.

 Et ne parlons même pas des familles modestes, qui  elles,  ne peuvent même pas acheter  ces bouteilles d’eau.  Et si on ajoute que nous devons encore acquitter la TVA et l’octroi de mer  régional sur cette eau polluée, c’est une vraie pwofitasyon  .

Pour toutes ces raisons, il est temps de demander  réparation à l’ETAT, qui en accordant une autorisation d’importer ce produit reconnu toxique, est à la fois responsable et coupable.

CETTE RÉPARATION DOIT ÊTRE INSCRITE DANS LA LOI.

 L’ Etat  doit reconnaître, sans ambigüité et  officiellement le grave préjudice qu’il a occasionné aux populations de la Guadeloupe et de la Martinique.

Ce préjudice concerne les générations présentes et futures

Le CIPPA  DEMANDE AUX ÉLUS ACTUELS DE SE RÉUNIR EN CONGRÈS ET DE VOTER UNE MOTION QUI SERA transmise au gouvernement demandant réparation  sur 30 ans.

Les sommes allouées seraient inscrites chaque année dans la Loi des finances  et sanctuarisées dans le budget des outre-mer.

Elles serviraient à prendre en charge les empoisonnés au chlordécone, à indemniser  les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs, à dépolluer les sols,   aider la recherche et la reconversion des activités impactées durablement par la pollution des sols et de la mer. Toute autre mesure ne serait pas à la hauteur du préjudice.

                                       Alain  PLAISIR

                                       Président du CIPPA

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