Alors que la misère se développe en Guadeloupe avec  un nombre de bénéficiaire du RSA qui explose, avec  la désespérance des jeunes sans emploi et de plus en plus de retraités qui basculent dans la misère, avec des milliers de foyers privés régulièrement d’eau, la population guadeloupéenne sidérée prend, chaque jour,  connaissance de la dilapidation des biens publics par une certaine classe politique qui ne se préoccupe que de son train de vie. Et certains pour s’enrichir.

Cela commence dans les années 80 avec l’affaire d’Air Guadeloupe ( nous y reviendrons).

 Plus près de nous c’est l’affaire du SIAEAG  révélée en 2012 par un rapport de la chambre régionale des comptes qui nous apprend  que le champagne coulait plus que l’eau (  une image pour indiquer, chiffres à l’appui, comment certains administrateurs profitaient de  cette société publique pour se payer voyages, hôtels et restaurants de luxe avec l’argent des consommateurs –contribuables guadeloupéens)

Depuis le début des années 80 à la période actuelle , une multitude de structures ont vu le jour,  permettant à certains élus de cumuler des mandats rémunérateurs sur le dos des contribuables. Et cette tendance se perpétue avec certains nouveaux élus dont la préoccupation principale semble être de faire voter de frais de représentation ( voyages, restaurants, hôtels)

Et même quand on veut nous  faire croire que des fonctions ne sont pas rémunérées, comme celles de l’association des maires ( qui ne sert à rien), un journaliste courageux  nous apprend que cette association dispose d’un budget de fonctionnement de 300 000 euros, qui permet des avantages en nature non négligeables.

Dans le même temps, des petites entreprises, des artisans, des prestataires de services doivent fermer boutique parce qu’ils sont payés en retard ou ne sont pas payés.

Cette pwofitasyion aurait été moins grave si nous étions dans le département des Hauts de Seine avec des riches contribuables, mais nous sommes en Guadeloupe où 20% de la population vit  en dessous du seuil de pauvreté..

On dit souvent qu’il faut gérer un budget comme un bon père de famille. Cela signifie qu’il faut  adopter son train de vie avec les moyens dont on dispose, bref, si les recettes diminuent , il faut réduire les dépenses de fonctionnement. Hélas,  cette règle ne semble pas être connue sous nos latitudes, ce qui explique la faillite de nos collectivités avec des déficits insurmontables.

Réformer la vie publique ne doit pas  viser simplement les abus de certains élus. Il faut plus largement s’interroger sur une pratique éthique

Le peuple doit exiger que l’exercice des responsabilités publiques soit assumé avec dignité, impartialité, intégrité et probité. A l’occasion de la recomposition de la classe politique ne pas l’exiger c’est faire preuve de complicité.

 Alain PLAISIR

  Président du CIPPA

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Publié dans : Eau

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