En cette fin d’année 2020, je souhaite à toutes les Guadeloupéennes et à tous les Guadeloupéens de bonnes fêtes de fin d’année. 

L’année qui vient de se terminer a été très éprouvante pour la plupart d’entre nous. Nous avons perdu des amis, des proches et la situation sociale n’a pas cessé de se dégrader. Et nous avons vécu avec les privations et l’angoisse provoquées par l’épidémie du COVID 19. 

Il serait facile pour moi de dire : Bonne année 2021 ! Mais sachant que c’est une banalité trop souvent reprise par les politiciens, je préfère m’inspirer des propos d’Erik Orsenna et dire : «Ma seule terreur, c’est qu’on recommence comme avant».

La crise du coronavirus est comme un appel à nous remettre en question. Elle est surtout une formidable leçon d’explication politique.

Beaucoup de Guadeloupéens avaient, jusqu’à ce jour, du mal à comprendre :

  • Que la décentralisation ne conférait à nos élus aucun pouvoir essentiel. ni en matière de santé, ni en matière économique. 
  • Que l’impuissance de nos élus était totale, en période de crise.
  • Que les hauts fonctionnaires de l’Etat (Préfet, ARS) avaient complètement pris le pouvoir.
  • Que la Guadeloupe dépendait totalement du pouvoir central, pour protéger sa population.
  • Que l’insularité qui pouvait être un atout nous permettant de prendre des décisions au plus près des citoyens, était abolie par un pouvoir central qui se trouve au-delà des mers…
  • Que le tourisme de masse était porteur de plus d’inconvénients que d’avantages.
  • Qu’il fallait donner la priorité à l’agriculture et, d’une manière générale, à la production.
  • Que la Guadeloupe n’était qu’un appendice colonial ou encore une banlieue sous développée de Paris.
  • Que nous risquons la famine si les bateaux et les avions cargos n’arrivent pas avec leurs produits alimentaires.
  • Que le néo libéralisme qui développe la compétition entre les individus était en train de détruire ce qui nous reste de solidarité héritée de nos parents.
  • Que d’empêcher l’extension des grandes surfaces sur tout le territoire, au détriment des magasins de proximité (lolos) était un acte salutaire et une protection du lien social.
  • Que d’empêcher la construction de golfs sur les terres agricoles allait aussi dans le sens de la défense du Bien Commun.
  • Qu’il est nécessaire d’avoir des échanges avec nos voisins de la Caraïbe qui ne se limitent pas qu’aux échanges culturels et sportifs.

Enfin que la bonne volonté ne suffisait pour conquérir le marché intérieur et qu’il fallait absolument de nouveaux moyens juridiques et politiques pour tendre vers l’autosuffisance alimentaire. Donc, un nouveau statut qui nous confère le droit de protéger notre production.

Tous ces thèmes ont été abordés depuis des années par le CIPPA, qui propose une Alternative économique et politique. Le programme est largement élaboré. Plus de temps à perdre. L’année 2021 est l’année des élections régionales et départementales, c’est aussi l’heure du choix. 

La voie existe, il faut l’emprunter. 

Que 2021 soit pour la Guadeloupe et sa vaillante population une belle année d’audace, de force et d’avancées vers un avenir meilleur.

                                    Alain PLAISIR.

                                 Président du CIPPA

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Publié dans : BLOG

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