On pourrait reprendre la célèbre chanson du LKP, à l’envers et dire : « les sargasses sé ta yo a pa tan nou. ».
Ce n’est pas ce que pensent les gouvernements successifs et malheureusement nos responsables politiques actuels.
En effet, depuis des années, plusieurs communes de l’archipel guadeloupéen subissent les inconvénients de l’envahissement des sargasses, qui viennent de la haute mer et submergent le littoral.
Les sargasses qui sont des algues ne présentent aucun danger, tant qu’elles sont en haute mer. Elles deviennent nuisibles quand elles se décomposent sur les plages et le littoral.
En effet, la dégradation des sargasses produit de l’hydrogène sulfuré, un gaz toxique, dont l’odeur est aujourd’hui bien connue de tous. Ce gaz est nocif à de fortes concentrations est responsable des odeurs nauséabondes et des risques pour la santé. Sans compter la dégradation des appareils ménagers
El donc, il y un impératif, _il faut se débarrasser le plus tôt possible des algues sargasses. dès qu’elles atteignent le littoral
C’est avec des moyens dérisoires que les communes et les communautaires d’agglomération essaient de nettoyer ce littoral
C’est dans ces conditions que les communes, le département et la Région font appel à l’Etat.
Non pas pour qu’il prenne en charge la gestion des sargasses, mais seulement pour avoir une aide financière afin d’ acheter du matériel. ; pelles mécaniques, camions et aussi payer les entreprises de nettoyage etc..
Et l’ETAT DANS SA GRANDE GENEROSITE ACCORDE QUELQUES MILLIERS D’EUROS , EN PRELEVANT EN PASSANT LA TVA ( bien insuffisant, évidemment) .pour faire face à cette catastrophe sanitaire et économique. Quelle pwofitasyon !
Et les élus n’ont jamais dit à l’ETAT QUE LE TRAITEMENT DES SARGASSES RELEVENT DE SA COMPETENCE .
Et donc, c’est à l’ETAT DE PRENDRE EN CHARGE TOTALEMENT LA GESTION DES SARGASSES.
En effet les algues viennent de la haute mer, c’est-a-dire qu’elles traversent la ZONE ECONOMIQUE EXCLUSIVE de la Guadeloupe ( juridiquement de la France) qui s’étend sur 390 km à partir des côtes de l’archipel guadeloupéen
Imaginons qu’au lieu des sargasses que sont des paillottes d’or qui s’écoulaient sur notre plage ?
Plus sérieusement imaginons qu’on découvre du pétrole à 100 km des côtes de la Guadeloupe .
Qu’arriverait il, l’Etat se dirait propriétaire de ce pétrole et l’exploiterait. Et c’est à peine, s’il accepterait de concéder une redevance aux collectivités guadeloupéennes.
Bref, sé ta yo ! C’est donc à l’ETAT DE PAYER..
Alain PLAISIR
Président du CIPPA

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