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Je me permets d attirer votre attention, sur la montée de la vie chère en Guadeloupe, et je vous demande de bien vouloir intervenir auprès du gouvernement, pour qu’une action vigoureuse soit menée contre la cherté de la vie en Guadeloupe 

Bien avant l’épidémie du Covid 19, la vie était déjà particulièrement chère en Guadeloupe. D’ailleurs, tous les observateurs sont unanimes pour reconnaitre qu’elle a été le détonateur de la grande crise sociale de 2009. Aujourd’hui, comme il fallait s’y attendre, nous assistons à une nouvelle flambée des prix, d’autant plus douloureuse, que de nombreux foyers guadeloupéens ont vu fondre leurs petites économies pendant l’épidémie, d’autres encore comme de nombreux artisans et salariés, se retrouvent sans revenus et ou sans emplois. 

A notre avis, il convient qu’il y ait une intervention publique urgente contre la vie chère, notamment sur les prix des produits de première nécessité.. Actuellement, si on excepte, les carburants, tous les prix sont libres. Ils devraient, théoriquement, comme en France, être régulés par le jeu de la concurrence. Or, dans les DOM et en particulier en Guadeloupe, la concurrence est justement limitée, quand elle n’est pas, dans certains secteurs, quasiment inexistante. C’est d’ailleurs ce qu’en avait conclu l’Autorité de la concurrence dans son fameux avis du 8 septembre 2009 relatif aux mécanismes d’importation et de distribution des produits de grande consommation dans les départements d’outre-mer. « Le secteur de la distribution alimentaire présente des niveaux de concentration relativement élevés. […] certains groupes de distribution détiennent ainsi des parts de marché, en surfaces commerciales, supérieures à 40% Par ailleurs, dans le secteur automobile, une famille détient un quasi monopole sur les concessions automobiles » 

Le gouvernement a le pouvoir d’agir sur cette situation en appliquant l’article L410-2 du Code du commerce – doublé par l’article 1 de la loi du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer (LODEOM), qui est tout à fait adapté à la situation de notre pays. « En application du deuxième alinéa de l’article L410-2 du code de commerce, un décret en Conseil d’Etat peut réglementer, après consultation de l’autorité de la concurrence et en conformité avec le deuxième alinéa de l’article 299 du traité instituant la communauté européenne, le prix de vente, dans toutes les collectivités territoriales d’outre-mer pour lesquelles l’Etat a compétence en matière de réglementation des prix, de produits ou de familles de produits de première nécessité qu’il détermine pour chaque collectivité territoriale d’outre-mer en fonction de ses particularités » D’autre part, le troisième paragraphe, de l’article 410-2 précise : « . Les dispositions des deux premiers alinéas ne font pas obstacle à ce que le Gouvernement arrête, par décret en Conseil d’Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le 

décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Il précise sa durée de validité qui ne peut excéder six mois. » 

Alain PLAISIR Président du CIPPA alain.plaisir@wanadoo.fr 

Dans l’attente de votre réponse, que nous osons espérer favorable, nous vous prions d’agréer, madame, monsieur , l’expression de notre haute considération 

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