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https://www.mesopinions.com/petition/politique/vie-chere-insupportable/91548

Depuis les mouvements sociaux du 1er trimestre 2009, plusieurs enquêtes ont été effectuées sur les prix en Guadeloupe dont celles de l’Autorité de la concurrence et du Sénat.

 1- Les écarts de prix selon les relevés de l’Autorité de la Concurrence (rapport 8/09/2009)

L’Autorité de la Concurrence, saisie par le ministre des DOM, a réalisé en septembre 2009 des relevés comparatifs entre la France et les DOM à partir d’un panier de 100 produits commercialisés en grande surface, essentiellement des produits importés de France.

L’autorité  affirme : « La première constatation devant être formulée concerne le niveau des écarts ainsi relevés. La médiane des écarts de prix relevés se situe à 65 % en Guadeloupe.

À titre d’exemple : Les produits d’hygiène sont 48 % plus chers et les produits ménagers 49 % plus chers qu’en France


2- Relevé de la mission sénatoriale (rapport du 7/07/2009)

Extrait du relevé de prix établi par la mission sénatoriale (prix en €)

À titre d’exemple, pour une rouelle de porc, le prix relevé était de  8, 34 euros en Guadeloupe et de 4,70 euros en France. Le kg de chocolat 7,08 euros en Guadeloupe et 3,08 euros en France.

Pour d’autres produits, les écarts dépassent les 100 %

Ces écarts de prix sont d’autant plus scandaleux, que le  nombre de personnes vivant avec moins de 850 euros est de 49 % en Guadeloupe, alors qu’il était de 16 % en France en 2019. 

Ce n’est ni l’octroi de mer, ni le transport qui sont responsables de la vie chère mais les marges abusives des importateurs.
Bref, la pwofitasyon !

Des solutions existent pour faire baisser les prix en Guadeloupe.

L’article L410-2 du Code du commerce – doublé par l’article 1 de la loi du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer (LODEOM) – prévoit que « dans les secteurs ou les zones où la concurrence par les prix est limitée en raison soit de situations de monopole ou de difficultés durables d’approvisionnement, soit de dispositions législatives ou réglementaires, un décret en Conseil d’Etat peut réglementer les prix après consultation de l’Autorité de la concurrence ».
Parallèlement à l’action des parlementaires que le CIPPA vient d’interpeller sur ce sujet, il importe vraiment que les citoyens manifestent, eux aussi, leur mécontentement en signant massivement cette pétition.

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