La Guadeloupe compte un peu moins de 400.000 habitants, et l’Insee estime qu’en 2017, 34 % de la population vivait avec moins de 1.010 euros par mois et 19 % avec moins de 790 euros .

Avec la crise sanitaire provoquée par l’épidémie du Covid, la situation sociale est actuellement dramatique en Guadeloupe.  « Depuis le début du second semestre 2020 », le nombre de nouveaux bénéficiaires du Revenu de Solidarité active (RSA) y est en « très forte augmentation », plus d’un millier par mois, a alerté lundi Josette Borel-Lincertin, présidente du département.

Ce reste à charge, évalué après le remboursement de l’Etat, qui selon la présidente « n’a jamais assuré la totalité du financement du RSA, depuis son transfert aux départements en 2004 », se montait pour le département de la Guadeloupe à 71,6 millions d’euros en 2019. Pour 2020, la collectivité a dû rallonger son budget « de 5 millions d’euros » et prévoit un reste à charge de 90 millions d’euros..

Donc, comme, il fallait s’y attendre, après la crise sanitaire et économique, la Guadeloupe et surtout les Guadeloupéens sont frappés par la crise sociale  avec un nombre croissant de citoyens sans aucun revenu. L’économie parallèle ( jobeurs,  vendeuses de sorbets…) est frappée de plein fouet.

On constate  que sont les régions les plus pauvres qui demandent à l’Etat de re-centraliser, c’est-à-dire de reprendre cette compétence sociale . Et donc le pouvoir !

 En premier lieu Mayotte, nouveau département  d’outre-mer situé dans l’océan indien, la Guyane et  la Seine-St-Denis, c’est-à-dire les 4 départements, les plus pauvres de France.

Mais peut-on dire que le Covid-19 est totalement responsable de cette situation. Hélas non ! Avant l’épidémie, la Guadeloupe avait déjà un taux de chômage à 27% alors que le taux était en  France à 8.5%.

Les responsables de cette situation dramatique se sont également les élus qui ont dirigé la Guadeloupe ces quarante dernières années.

Ainsi, nous sommes en train de payer la politique du TOUT TOURISME, c’est-à-dire le tourisme de masse,  au détriment du développement  intérieur . En effet, l’idée de faire venir 1 million de touristes et des centaines de bateaux de croisière, se heurte de plein fouet à la réalité.

Il a suffi d’une épidémie pour rendre caduque cette mauvaise idée et précipiter  la Guadeloupe dans une crise sociale qui est loin d’être terminée.

Alain PLAISIR

Président du CIPPA

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