UNE AUTRE POLITIQUE EST POSSIBLE POUR LA GUADELOUPE

« Le changement c’est maintenant ». C’était le slogan de campagne de François HOLLANDE à la dernière élection présidentielle. Aujourd’hui, il semble avoir tourné le dos à cette noble exigence.

En effet, la ratification par le Parlement français du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance de la Zone Euro, soumet l’Etat à un déficit structurel de 0,5% entraînant comme conséquence une réduction drastique des politiques publiques.

La course à l’équilibre budgétaire pour l’horizon 2017 implique un plan de mesures insupportables pour le plus grand nombre, notamment les plus fragilisés.

Nous subissons de plein fouet les contrecoups de cette politique d’austérité orchestrée par le Gouvernement HOLLANDE-AYRAULT dans le respect strict des préconisations de l’Union Européenne.

En Guadeloupe, le resserrement budgétaire, dans une situation économique générale déjà très difficile, prend des allures de catastrophe annoncée :

– Activités en baisse vertigineuse, chômage en hausse constante (63 000 chômeurs selon l’INSEE).

– Réduction significative des transferts publics.

– Réduction des possibilités d’investissements de nos deux collectivités (surtout à partir de 2014 : réforme de l’octroi de mer).

– Sérieuses menaces pesant sur les deux usines sucrières restant en Guadeloupe : Gardel (Moule) et Grande-Anse (Marie-Galante).

– Incapacité pour le tourisme de jouer pleinement son rôle : les hôtels ferment, donc l’offre d’accueil diminue ; 17 hôtels fermés entre 2004 et 2009 ; des centaines d’emplois supprimés.

– L’Agriculture et la pêche ne répondent pas à la satisfaction des besoins réels des Guadeloupéens, singulièrement en Grande-Terre, du fait d’une absence criante d’organisation.

– Baisse de l’offre de santé par l’application des mesures de l’Agence Régionale de Santé (ARS) : fermetures de centres hospitaliers, notamment à Marie-Galante.

– Le stockage et la distribution de l’eau sont un véritable casse-tête pour une majorité de Grande-Terriens, surtout dans le Nord. A qui la responsabilité ?

– Absence de réelles perspectives pour les jeunes (60% de jeunes de moins de 25 ans sont au chômage), conjuguée à un manque de lisibilité des politiques de formation. Par exemple, quel est le sort des jeunes scolarisés au Lycée Hôtelier du GOSIER ?

Face à cette déliquescence de la réalité du Pays Guadeloupe, résultat de la faillite des politiques publiques suivies depuis des années , le CIPPA soutient que d’autres solutions existent et préconise une alternative politique et économique dans le cadre d’une large Autonomie.

La Section Grande-Terre du CIPPA,
le 11 décembre 2012

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