logo

Rien de bon à attendre de ces élections. En effet d’après les sondages, le parti néolibéral du Président de la République qui mène une politique de casse sociale et le RN seraient au coude à coude.

Nous assistons, d’un coté de l’échiquier, à une remise en cause du statut de la Fonction publique et aussi à des réformes délétères sur l’école, l’hôpital et des établissements pour personnes âgées dépendantes ; de l’autre un parti xénophobe qui a toujours prôné l’exclusion des minorités et particulièrement des populations non blanches.

Ces partis, ainsi que les autres, considèrent qu’avec un taux de chômage de 8%, la France subit un chômage de masse, alors qu’ils n’ont pas l’air d’être choqués du taux de chômage qui s’élève à 25% en Guadeloupe. Ils n’ont pas l’air de se préoccuper non plus que dans ce département, juridiquement français depuis 1946, des milliers de foyers soient privés d’eau, au quotidien.

Alors le temps d’une campagne électorale, ils viennent nous promettre un avenir radieux si nous votons pour eux. Ils nous expliquent que nous devrions être heureux « des milliards » que l’UE déverse sur la Guadeloupe depuis 1989.

Il font semblant d’ignorer que depuis l’Arrêt HANSEN en 1976, la Guadeloupe est intégrée au marché commun d’abord et ensuite à l’ Union Européenne, et que notre pays subit de plein fouet les conséquences de la libre circulation des marchandises, des personnes, des capitaux et des services. C’est ainsi que nos producteurs : agriculteurs, paysans, et artisans sont en passe d’être éliminés et leurs productions éradiquées au profit des importations, provenant principalement d’Europe.. Pour faire reculer le chômage et mettre en place un modèle guadeloupéen, qui respecte l’homme et la nature, la Guadeloupe ne doit pas être régie par le droit communautaire européen. Cela est possible si la Guadeloupe sort du territoire douanier européen. C’est pour cette raison que le CIPPA ne participe, ni de près, ni de loin, à la campagne des élections européennes. Le CIPPA concentre toute son énergie pour un changement de statut dans le cadre de l’article 74 de la constitution française pour que la Guadeloupe devienne par la suite un Pays et Territoire d’Outre Mer ( PTOM) comme le prévoit l’article 198 du Traité de Fonctionnement de l Union Européenne.

Dans ces conditions, nous laissons le libre choix à nos adhérents et à nos sympathisants. Néanmoins aucune voix ne doit aller au Rassemblement National.

Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

Laisser un commentaire