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A l’approche des élections municipales de 2014,  beaucoup de manifestations ludiques sont organisées dans la commune, avec les inévitables bwé é manjé qui les accompagnent. Nous avons même eu droit à une étape du tour de la Guadeloupe. Si on voulait faire oublier  l’incurie municipale, on ne s’y prendrait pas autrement.

C’est une bonne et vieille méthode qui a fait ses preuves. Rome proposait à son peuple en souffrance, du pain, le minimum pour survivre, mais offrait par contre, le maximum de spectacles et de sports gratuits. Au vu de toutes ces manifestations festives dans la commune, on serait en droit de penser que les actions indispensables pour améliorer le bien-être quotidien des Gourbeyriens  avaient déjà été prises où étaient en voie de l’être. Hélas ! les problèmes élémentaires, comme la distribution de l’eau, ne sont  toujours pas résolus. Encore aujourd’hui, nous sommes obligés de stocker de l’eau et  vivre dans l’angoisse de la prochaine coupure. Ce problème récurrent de l’eau est toujours d’actualité sur l’ensemble du territoire de la commune : coupures intempestives pendant la sécheresse, mais également coupures au moment des fortes pluies… La situation n’est guère plus enviable en matière d’élimination des ordures… Toujours pas de traitement des déchets, alors que dans la plupart des communes de l’archipel, le tri sélectif est déjà mis en place. Ici nourriture, plastiques et verres vont toujours dans la même poubelle. Concernant le traitement des eaux usées,  vaut mieux ne pas y penser, rien n’a été fait et le maire n’a même pas encore l’esquisse d’un projet dans ce domaine. Quant  à nos voitures, leurs suspensions  sont soumises chaque jour à rudes épreuves, la plupart des routes communales étant à la limite de l’impraticable. L’environnement se dégrade tous les jours et va continuer à se dégrader avec la  nouvelle concession accordée gratuitement pour 30 nouvelles années  par la municipalité à Pravaz pour exploiter -sans aucune compensation- la carrière de granulats à Rivière-sens.

Livrés à eux-mêmes, le jeunes qui devraient être l’avenir de la commune n’ont aucune perspective de trouver un emploi et voient ainsi leur avenir complètement bouché.

Gourbeyriens, le temps du changement est venu !

Gourbeyre le 27-08-13

*Panem et circenses : mot d’amer mépris adressé par Juvenal aux Romains de la décadence, qui ne demandaient, au Forum, que du blé et des spectacles gratuits

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