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Les récents sondages et notre propre enquête d’opinion, montrent que la question du chômage reste la priorité numéro un des Guadeloupéens. Au-delà des statistiques effrayantes,  plus de 60% des jeunes de moins de 25 ans sont à la recherche d’un emploi, c’est la multiplication de drames humains qui doit nous interpeller en tant que responsables politiques

Contre le chômage, il n’y a pas de fatalité, des chemins restent à défricher et des solutions à imaginer.

Un candidat aux élections régionales, ne peut pas s’exonérer d’énoncer une vision à terme de son territoire, ainsi que les objectifs concrets qui en découleraient pour le prochain mandat. La croissance récente des compétences régionales et la multiplicité des responsabilités qui y sont attachées pourraient décourager les prétendants de bonne foi, ou inciter les démagogues à tout promettre sans discernement. La qualité essentielle de futur  président de région  doit porter sur une vision du développement et sur sa capacité à concevoir, à organiser et à mettre en ordre de marche les différents acteurs de développement. Il doit prendre en compte l’impérieuse mission  d’éviter un accroissement massif du nombre de jeunes en voie d’exclusion . Leur avenir est lié, plus que jamais, à un projet innovant et audacieux qui mobilise tous les acteurs économiques et la population.

Privilégier la production des biens et des services, créer une culture de l’innovation, favoriser un environnement propice aux initiatives, avec une vision globale du développement  sont des voies que nous allons emprunter pour sortir du scénario catastrophique, encore présent après 30ans de stagnation et d’erreurs stratégiques. Un candidat, à la présidence de la Région Guadeloupe ne peut pas se soustraire des contextes national et européen ; il doit imaginer une économie pour contourner les obstacles du néo libéralisme et du libre-échange et proposer aux guadeloupéens une alternative au déclin de nos activités productives

Programme économique.

Le programme économique d’un candidat à l’élection régionale ne peut se résumer à un catalogue de mesures (promesses !) sans aucune cohérence.

La situation sociale de la Guadeloupe avec un taux de chômage de 24% dont plus de 60% des  jeunes de moins de 25 ans,  nécessite de prendre à bras le corps le problème de l’emploi. Le chômage ne reculera pas simplement  en embauchant, d’une manière excessive du personnel communal.

Contrairement à ce qui est dit en toute irresponsabilité, le problème de l’emploi n’est pas seulement du ressort de l’Etat. Chaque collectivité qui gère des fonds publics, se doit de mener une politique vigoureuse et rigoureuse de développement économique, seule créatrice d’emplois.

La Guadeloupe doit utiliser les 5 ressources qu’elle  possède : La Terre, la Mer, le Soleil, l’Eau et les Hommes.

I. – La Terre :

L’agriculture coloniale avec les cultures d’exportation, sous l’effet du libre-échange, a vécu. Il faut revenir à la fonction essentielle de l’agriculture qui est de nourrir la population.

Dans un système mondial dominé par la loi du marché et la concurrence, nos agriculteurs ont très peu de chance d’être compétitifs, c’est pour cette raison, qu’une intervention publique est indispensable.

C’est dans ce cadre là que nous allons:

  • Distribuer, avec la collaboration du Conseil départemental,  des terres agricoles aux jeunes agriculteurs qui se destinent à la production vivrière, et fruitière
  • Aider les coopératives qui existent à conquérir le marché Intérieur
  • Aider à la mise en place de coopératives municipales

La fonction d’une coopérative municipale, sera :

  • de constituer des centres de ressources et des lieux d’échanges, destinés au soutien de la production locale et des activités autonomes,
  • de développer de la coopération entre les participants tout comme  la valorisation des compétences disponibles.
  • d’organiser les échanges mais aussi de fournir aux producteurs tous les moyens du développement humain (assistance et formation)”.
  • d’inciter à la solidarité  au niveau local : L’important, c’est de ne pas laisser les individus seuls face à la concurrence des importateurs et des profiteurs.
  • de faciliter les collaborations et les échanges, de faire jouer des synergies et  de fournir enfin les moyens de l’autonomie alimentaire.
  • de fournir un cadre pour la valorisation des compétences disponibles et le soutien des activités autonomes.
  • de mettre en relation fournisseurs et clients.

La gestion de la coopération et du bon développement de la coopérative municipale devra s’effectuer entre ses acteurs, et les élus municipaux.

  • Geler les terres agricoles.

II. – Le Soleil.

L’énergie solaire devra permettre de diminuer le budget de fonctionnement de la région, des communes et des ménages, en allégeant la facture électricité.

  • Cette énergie permettra également aux Guadeloupéens d’améliorer leur pouvoir d’achat en vendant de l’électricité à l’EDF.  Pour cela, nous mettrons en place des mesures incitatives, en créant  un office régional pour le développement des énergies renouvelables

Cet office permettra de donner aux ménages :

  • des conseils techniques et tarifaires,
  • des conseils sur les économies d’énergie,
  • des conseils sur les énergies renouvelables
  • des conseils pour constituer des dossiers

Le Conseil Régional de Guadeloupe, en partenariat avec l’ADEM  apportera des subventions sur des projets tels que :

  • Le chauffe-eau solaire,
  • Les installations de panneaux photovoltaïques.

Afin de diminuer le coût de revient du matériel destiné à l’énergie solaire, nous demanderons à l’Union européenne, la suppression, pour la Guadeloupe, des droits de douane sur les panneaux solaires originaires de CHINE

III. – La MER

Notre  Zone Economique Exclusive est vaste, plus de 90 000 km2, soit plus de 50 fois la surface terrestre de notre archipel, c’est notre présent et notre avenir. Nous allons utiliser le potentiel biologique, énergétique et minéral de la mer.

L’Article L4433-17 du Code général des collectivités territoriales Modifié par  la Loi n°2000-1207 du 13 décembre 2000 – art. 48 prévoit que :

Les régions de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de la Réunion sont associées, par convention avec l’Etat et les établissements publics spécialisés, à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’inventaire minier. Elles sont consultées par l’Etat sur les programmes de prospection et d’exploitation des ressources minières.

Toutefois, l’inventaire minier en mer est élaboré et mis en œuvre par les régions.

Dans le respect des droits de souveraineté et de propriété de l’Etat sur son domaine public maritime, les régions de Guadeloupe, Guyane, Martinique et de la Réunion exercent les compétences définies aux articles 68-21 et 68-22 du code minier.

Nous demanderons en urgence la parution des décrets d’application

L’homme puise dans les océans une partie importante de son alimentation. Les richesses halieutiques ne sont pas seulement constituées des espèces animales d’où proviennent actuellement les produits de la pêche, mais également d’une multitude d’organismes (comme les algues ou les micro-organismes) dont la richesse alimentaire est reconnue et dont les potentiels sont loin d’avoir été complètement exploités.

L’énergie de la mer : un gisement potentiel gigantesque et renouvelable !

Nous allons exploiter les 5 filières énergétiques possibles liées à la mer :

  1. l’énergie houlomotrice, celle des vagues,
  2. l’énergie hydrolienne, celle des courants,
  3. l’énergie de la biomasse algale
  4. l’énergie thermique des mers
  5. l’énergie liée aux gradients de salinité.

En priorité, nous allons construire une Centrale Thermique des Mers.

Les Algues.  Les sargasses  qui ont si mauvaise réputation chez nous,  vont pouvoir jouer un rôle majeur dans le développement  des biotechnologies bleues qui reposent sur six secteurs, dont l’agro-alimentaire, l’industrie et la santé

IV. – L’ EAU :

L’Eau potable est une priorité.

  • Nous allons investir 50 millions d’euros, chaque année pendant la mandature pour changer les canalisations.
  • Parallèlement, nous allons construire deux usines de dessalement de l’eau de la mer dans le Nord Grande terre et à Marie-Galante avec la technique de  l’osmose inverse. L’osmose inverse est un procédé de séparation de l’eau et des sels dissous au moyen de membranes semi-perméables .
  • L’énergie requise par l’osmose inverse est uniquement celle électrique consommée principalement par les pompes haute pression. L’électricité sera fournie par des éoliennes marines.

Le prix de revient de la production de l’eau dessalée deviendra tout à fait abordable.

Cette eau,  provenant du  dessalement de l’eau de la mer, permettra d’alimenter la population en eau potable, mais servira également à l’irrigation en Grande –Terre, à Marie Galante et partout où ce sera nécessaire.

  • Pour alléger la facture des abonnés, nous allons supprimer l’octroi de mer régional sur l’eau et nous interviendrons auprès de l’Etat pour qu’il  supprime la TVA.
  • Nous remettrons  en état les barrages hydrauliques comme celui de Dolé à Gourbeyre, qui permettront d’avoir une réserve d’eau et de produire de l’électricité.

V. – Les Hommes.

  • L’absence de formation des hommes  reste un obstacle au développement, les entreprises et même les particuliers qui exercent une activité ont du mal à trouver les compétences en nombre et en qualité.
  • Nous allons intensifier les formations traditionnelles, créer un INSTITUT des METIERS de la MER qui permettra aux jeunes Guadeloupéens de se former aux innombrables métiers de la mer.
  • Nous  favoriserons la formation, au plus haut niveau, des jeunes qui se destinent aux métiers de l’agriculture
  • Nous  augmenterons la capacité de formation aux nouvelles technologies.
  • Nous  accompagnerons les start-up, en aidant au démarrage de projets innovants
  • Nous  apporterons une contribution totale aux jeunes entrepreneurs qui innovent dans le numérique.
  • Nous  favoriserons un écosystème qui permette le développement de cette filière, nous mettrons en place un partenariat avec des opérateurs en nous assurant une couverture optimale du territoire.
  • Nous  ferons tout pour que le haut débit et le coût des transferts de données   deviennent aussi avantageux qu’en France hexagonale
  • Solidarité avec les personnes à mobilité réduite, avec les personnes en difficulté, afin qu’elles retrouvent toute leur place dans la société.

Les INCITATIONS FISCALES

Pour permettre à nos industriels et nos artisans de travailler des matières premières  et  des produits semi- finis venant d’autres pays nous allons informer et accompagner nos producteurs, afin qu’ils utilisent les régimes douaniers économiques

Ainsi,  pourront ils importer des marchandises non communautaires (c’est à dire en provenance de pays tiers à la Communauté européenne) sans acquitter de droits de douane et de taxes (T.V.A. en particulier),
– de stocker, d’utiliser ou de transformer ces marchandises, selon leurs besoins, avant de les réexporter hors de la Communauté européenne.

Il existe également un régime à l’exportation (le perfectionnement passif) qui permet de faire effectuer des opérations dans un pays tiers à la Communauté européenne sur des marchandises communautaires et de n’être taxé au retour que sur la plus value réalisée à l’étranger.

Notre objectif est de placer les entreprises guadeloupéennes dans la meilleure position possible au regard de la concurrence internationale.

L’avantage sera  direct et financier puisque les bénéficiaires n’acquitteront  pas les droits et taxes normalement perçus à l’entrée en Guadeloupe.

Nous allons exonérer d’octroi de mer, les entreprises créatrices d’emploi dans le domaine de la production. Ces exonérations seront possibles par la réduction des dépenses de fonctionnement de la région, par une mise à plat du Tarif d’octroi de mer, et une sérieuse évaluation du système de compensation dans le cadre du marché Antillais, qui actuellement est nettement défavorable  à Guadeloupe.

CONDITIONS DE VIE

Faire baisser le prix des produits de première nécessité.

Un amendement a été introduit à l’article 1er de la Loi pour le développement économique des DOM (Lodeom) du 27 mai 2009 qui permet de fixer les prix des produits de première nécessité.

  • Nous demanderons la parution immédiate de ce décret d’application.

Des milliers de médicaments ne sont pas remboursés par la s

  • sur les médicaments
  • Nous demanderons à l’Etat de supprimer la TVA sur ces médicaments
  • Nous  mettrons en place une fiscalité, juste, transparente et démocratique

En coordination avec les services de l’Etat.

  • Nous interdirons des ententes illicites dans la grande distribution.

La lutte contre la vie chère passe aussi par le développement des productions locales.

  • Nous prendrons des mesures incitatives pour aider le petit commerce et l’artisanat
  • Les échanges commerciaux avec notre proche environnement se feront sur la base gagnant-gagnant
  • Nous appliquerons le taux 0 de la fiscalité sur les produits de première nécessité
  • Nous demanderons une juste rémunération des produits de l’épargne et notamment du LIVRET A  après obtenu des  autorités qu’elles alignent la rémunération sur l’inflation en Guadeloupe.
  • Le développement de l’énergie renouvelable doit aussi avoir pour finalité d’alléger la facture électricité des consommateurs
  • En vertu du principe, trop d’impôt tue l’impôt, nous baisserons les taxes sur les carburants, afin que le prix de l’essence soit le même qu’en Martinique
Harmonisation du territoire

Nous allons intervenir auprès des services de l’Etat pour empêcher le départ des administrations de Basse-Terre. Il faut absolument maintenir  et développer un bassin d’emplois dans le sud–Basse-Terre, autour de Basse-Terre  capitale administrative.

Nous allons prendre des mesures volontaristes pour éviter le départ des habitants des îles de l’archipel, de la Côte sous le vent et du Nord Grande-Terre, par une nouvelle politique économique, à partir du potentiel de ces territoires.

Transport 

Amélioration qualitative des routes pour faire reculer la mortalité routière

– Suppression des routes à trois voies accidentogènes par nature, éclairage des axes routiers, réfection suivie et régulière du marquage au sol, création de pistes cyclables pour offrir une autre alternative-  Développement  du transport maritime, avec une desserte Petit-Bourg Jarry- Pointe-à-Pitre. Saint-François Pointe-à-Pitre. Le cabotage entre les différentes villes de la Guadeloupe doit être envisagé à moyen terme.

  Désenclavement des îles de l’Archipel avec des transports aériens sur Marie-Galante, Désirade, Terre de Haut et Terre de bas. La Région entrera dans le capital d’une compagnie aérienne régionale afin d’assurer un service public de transport.

Tourisme

Nous allons :

  • procéder à un grand nettoyage de la Guadeloupe.
  • faire du tourisme une des priorités en matière de développement économique.
  • renforcer les actions de sensibilisation de la population à l’intérêt de l’activité touristique, notamment en accroissant la place des langues étrangères dans le cadre scolaire.
  • mettre tout en œuvre pour que la desserte de la Guadeloupe depuis Roissy soit concluante.
  • lancer un grand plan de formation des salariés du secteur du tourisme
  • promouvoir la Guadeloupe comme une destination touristique « verte ».
  • assurer une meilleure valorisation du patrimoine naturel de la Guadeloupe
  • Développer le tourisme intérieur, c’est-à-dire revenir au traditionnel « changement d’air »
Service Public.

Trop de Guadeloupéens se sentent exclus, l’accueil dans les services publics laissant souvent à désirer. Nous formerons les agents de la collectivité régionale et nous inciterons les autres collectivités à former leurs agents, afin qu’ils comprennent, réellement, qu’ils sont au service de la population.

Environnement. Nous allons préserver notre patrimoine végétal et maritime, pour léguer aux générations futures une Guadeloupe où, il fera bon vivre.

Culture.

Nous demanderons à tous les acteurs de la culture de nous faire des propositions, nous n’allons pas décider à leur place

Nous entendons simplement  faire en sorte que la culture guadeloupéenne obtienne  des financements.

La culture  c’est  aussi  la lecture  pour tous , nous mènerons une action vigoureuse pour faire reculer l’illettrisme.

Sport

Dans le cadre d’une démocratie participative nous allons organiser une concertation de grande ampleur entre l’ensemble des acteurs des activités physiques et sportives.

L’intérêt,  c’est d’avoir une vision globale des actions réalisées sur le

territoire, pour mieux cerner ses atouts, ses progrès, mais aussi ses lacunes.

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

Afin de faire émerger une vraie démocratie, nous nous prononçons contre le cumul des mandats. Il ne s’agit pas de limiter le cumul à deux ou trois mandats. Nous disons un HOMME une FEMME – Un MANDAT. Le cumul des mandats sert les élus et non les citoyens.

Nous irons encore plus loin dans la participation des citoyens ;  Nous nous engageons, avant de prendre de grandes décisions, notamment sur le débat d’orientation budgétaire, à entamer le dialogue avec la population pour connaître ses besoins prioritaires. Dans la mesure du possible et dans le cadre de la rigueur budgétaire, nous tiendrons compte de l’avis des citoyens. Nous en tiendrons compte également, après chaque vote important du conseil régional. Enfin, nous militerons  pour la parité totale entre hommes et femmes, y compris dans les conseils consultatifs…

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