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Les travailleurs ont raison de se mobiliser contre les mesures du 1er ministre Manuel Valls qui s’inscrivent dans la continuité de la politique d’austérité du gouvernement Hollande/Ayrault. Le gouvernement va assécher les comptes de la Protection Sociale, réduire les dotations aux collectivités pour financer les 30 milliards de cadeaux aux patrons : « zéro charge employeur pour un salarié au SMIC… »

Pour ce faire il faudra économiser 19 milliards sur la Fonction Publique d’Etat 11 milliards sur les Collectivités locales et 10 milliards sur le secteur de la Santé. Le CIPPA dénonce ces cadeaux en cascade faits au patronat au détriment des services publics dont nous connaissons l’importance en Guadeloupe, pays où la destruction des activités productives a créé un chômage de masse structurel. Quant à la baisse des dépenses de santé, elle va aggraver la situation des Guadeloupéens les plus modestes. Ces mesures ne feront qu’exacerber la situation économique et sociale qui se dégrade, chaque jour, un peu plus en Guadeloupe. Ceux qui nous dirigent veulent faire admettre
aux salariés que cela proviendrait du coût du travail, d’où la nécessité de modérer ses prétentions salariales et d’accepter la réduction de la protection sociale. En réalité le principal obstacle au développement économique de la Guadeloupe est la structure coloniale de son économie, avec dans les faits la survivance des trois clauses du pacte colonial : la colonie achète à la métropole tout ce qu’elle consomme, la colonie vend à la métropole tout ce qu’elle produit, le commerce entre la métropole et la colonie se fait sous monopole de pavillon. Qui peut dire qu’en 2014 ces principes édictés par les grandes puissances coloniales ont réellement changé !

Plus grave encore, le statut de région européenne de la Guadeloupe, axé sur son intégration à la logique du libre-échange et de la libre confrontation de coûts comparatifs ne lui ouvre aucune perspective de développement. Au contraire, il a conduit à la destruction de ses activités productives. Il faut, à la Guadeloupe, une nouvelle politique économique. Cette nouvelle politique économique, n’est possible que dans le cadre des conditions suivantes :
1) Il faut une production locale,
2) Il faut que cette production soit suffisante,
3) Il faut que cette production soit protégée,
4) Il faut que le statut politique le permette.

C’est pour toutes ces raisons, que le CIPPA a opté comme projet d’évolution statutaire le statut de PTOM

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