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Nous ne pouvons pas rester indifférents et assister, sans rien dire, à la partie de bras de fer qui se joue entre la présidente de la communauté des communes de Marie-Galante et la multinationale Albioma. Depuis quelques jours, ALBIOMA a lancé une puissante offensive, avec ses énormes moyens financiers et l’appui, (pour ne pas dire plus) de certains planteurs, avec la complicité de l’Etat, pour faire céder l’élue. Cette pression inadmissible a un nom : CHANTAGE !

En d’autres termes, elle doit signer, le couteau sous la gorge, une convention qu’elle ne veut pas signer.

De quoi s’agit-il ? Une multinationale qui veut construire une usine polluante pour vendre de l’électricité à EDF, avec un prix garanti, pour le plus grand bien de ses actionnaires. Où est l’intérêt des Marie-galantais ?

La combustion de la biomasse affecte autant le climat que la santé publique. Sans compter la dépendance en matière première pour la biomasse, importée du Brésil et des Etats- Unis. L’air que nous respirons est un bien commun (de tous), nous ne devons pas accepter que notre santé, notre environnement et notre qualité de vie soient sacrifiés pour le profit de quelques uns. Nous ne cautionnons, pour autant, aucun autre projet de production d’électricité par le même procédé qu’Albioma, même s’il utilise de la biomasse produite localement. Les motifs de rejet de ces deux projets sont identiques: La combustion de charbon ou de bois est un procédé polluant- Pollution de l’Air (émission de CO2, rejet de particules fines, participation au réchauffement climatique). Rien ne presse, les élus de la CCMG doivent sortir de leur face à face mortifère avec Albioma et interroger la société civile Marie-Galantaise et particulièrement les associations qui œuvrent depuis des années pour protéger la qualité de vie des habitants de l’île.

La crise écologique avec le réchauffement climatique, la montée des océans, doit nous rendre beaucoup plus sensibles aux enjeux du bien commun. L’air que nous respirons nous appartient. Pour notre avenir proche, pour nos enfants, nous devons adopter de nouveaux modes de production plus respectueux de l’environnement.

Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

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