Les autorités françaises et surtout guadeloupéennes ne cessent de nous vanter, les soit disant milliards que l’Union Européenne déversent sur la Guadeloupe. 

Pourtant, la Guadeloupe apparait comme un pays sous équipé dans bien des domaines : Manque d’eau pour des milliers de citoyens, réseau routier médiocre sans éclairage, sans piste cyclable. Sans compter le chômage massif qui touche particulièrement les jeunes et la dépendance accrue en matière d’alimentation. Tout cela plus de 30 ans âpres les premiers versements des fonds européens. ( 1989)

Il y a donc quelque chose qui cloche. Et si ce n’était tout simplement que les sommes annoncés n’ont jamais été dépensées. 

En effet, on ne nous dit pas tout quand il nous ait annoncé que la Guadeloupe dispose plus de 9 00 millions de Fonds européens

DEUX  OUBLIS : 

  • On oublie de dire au bon peuple que cette somme là correspond à un Programme Opérationnel ( PO) sur 7 ans de 2013 à 2020. On annonce la somme de 9000 millions sans aucune précision,  en laissant croire qu’il s’agit d’un versement annuel.  Sur une année,  la somme paraitrait  beaucoup moins ronflante . En effet, 900 millions divisés par 7, nous ramènent à 128 millions pour une année.
  • On oublie aussi de dire que la Guadeloupe est aussi un contributeur aux recettes de l’Union européenne, à travers les droits de douanes perçus sur les marchandises, les cotisations sur le sucre ,  un pourcentage sur la TVA et une participation au revenu national brut de la France

TROIS MENSONGES

  • Si l’argent repart ( en réalité, il n’est jamais arrivé) c’est parce que les guadeloupéens ne savent monter les dossiers ( ils seraient idiots). Mensonge .

En réalité pour bénéficier des Fonds européens , il faut au moins deux conditions

  • L’effet levier. Il faut obligatoirement une mobilisation des cofinancements publics, ou disposé de finances suffisantes pour engager les travaux. Beaucoup  de communes sont en déficit.  Quant aux entreprises privées, la plupart d’entre elles ne sont pas à jour de leurs charges sociales et fiscales. Elles sont donc exclues
  • L’ accessibilité. En termes de capacités financières, il faut pourvoir avancer les fonds pour obtenir le remboursement. En termes de rigueur, il faut fournir un rapport d’exécution accompagné de factures.

Dans ces conditions il est difficile pour les collectivités et encore plus pour les entreprises d’accéder aux fonds européens

S’ajoute à cela , les corrections financières. Sous peine de corrections financières ( remboursement), les bénéficiaires des fonds européens doivent respecter les règles et les principes énoncés dans le traité de fonctionnement de l’UE, notamment la libre circulation des marchandises, la libre prestations des services etc..

RESULTA T :  Pour le programme opérationnel 2007/2013 qui s’est donc terminé en décembre 2013,  871,1  millions étaient programmés,  seuls 49% avaient été versés au 1 avril 2014.. Qui n’ont representé que 7% des investissements  publics et privés en Guadeloupe. Bien loin des sommes  folles annoncées.

Alain PLAISIR

Président du CIPPA

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