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La crise du coronavirus est comme un appel à nous remettre en question. Il est surtout une formidable leçon d’explication politique.

Beaucoup de Guadeloupéens  avaient, jusqu’à ce jour, du mal à comprendre :

  • Que la décentralisation ne  conférait à nos élus aucun pouvoir essentiel,   ni en matière de santé, ni en matière économique, 
  • Que l’impuissance de nos élus était totale, en période de crise.
  • Que les hauts fonctionnaires de l’ETAT ( PREFET , ARS) avaient complètement pris le pouvoir.
  • Que la Guadeloupe  dépendait totalement du pouvoir central, pour protéger sa population
  • Que l’insularité qui pouvait être un atout nous permettant de prendre des décisions au plus près des citoyens,  était abolie par un pouvoir central qui se trouve au-delà des mers..
  • Que le tourisme de masse était porteur de plus d’inconvénients que d’avantages
  • Qu’il fallait donner la priorité à l’agriculture et, d’une manière générale,  à la production.
  • Que notre insularité était aboli et que la Guadeloupe n’était qu’un appendice colonial ou encore une banlieue sous développée de Paris
  • Que nous risquons la famine si les bateaux et les avions cargos n’arrivent  pas avec leurs produits alimentaires
  • Que le néo libéralisme qui développe la compétition entre les individus étaient en train de détruire ce qui nous reste de solidarité héritée de nos parents
  • Qu’empêcher l’extension des grandes surface  sur tout le territoire, au détriment des magasins de proximité ( lolos) , était un acte salutaire et une protection du lien sociale
  • Qu’empêcher la construction de golfs sur les terres agricole allait aussi dans le sens de la défense du Bien Commun
  • Qu’il est nécessaire d’avoir des échanges avec nos voisins de la caraïbe qui  ne limitent pas aux échanges culturels et sportifs

Enfin que la bonne volonté ne suffisait pour conquérir le marché intérieur et qu’il fallait absolument de nouveaux moyens juridiques pour tendre  vers l’autosuffisance alimentaire. Donc, un nouveau statut qui nous confère le droit de protéger notre production

Tous ces thèmes ont été abordés depuis des années par le CIPPA, qui propose une Alternative économique et politique. Le programme est largement élaboré.

La voie existe, il faut l’emprunter.

Oui la PIRE DES CHOSES C’EST RIEN NE CHANGE .                                                                                                       

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