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Dans le livre CONQUETE DU MARCHE INTERIEUR paru en décembre 2008, nous disions que pour tendre vers l’autosuffisance alimentaire, il fallait réunir trois conditions :

– PRODUIRE
– PRODUIRE SUFFISAMMENT
– QUE CETTE PRODUCTION SOIT PROTEGEE.

La première condition est réunie : Nos valeureux paysans produisent
La deuxième condition peut être atteinte, il suffirait d’augmenter le surfaces agricoles en récupérant les terres en friche, les mettent à la disposition des jeunes agriculteurs, améliorer la formation, apporter une aide technique, logistique et financière aux producteurs.
La troisième condition : Protéger la production n’est pas du ressort des agriculteurs. Elle dépend du pouvoir politique.
Sans protection aux frontières, sans mettre un frein au libre échange, les deux premières conditions ne suffisent pas.
Bien au contraire, la production va régresser..
IL SERAIT ILLUSOIRE DE CROIRE QUE NOTRE PRODUCTION VA PERDURER LONGTEMPS, quand les GROS IMPORTATEURS PEUVENT IMPORTER DU NICARAGUA DE L’ IGNAME à 0, 65€ le KG
Ou du POISSON du PEROU à 2,24 € LE KG.
On pourrait multiplier ces exemples..
C’est pour cette raison, qu’il faut comprendre les règles du commerce international., si on ne veut pas que le réveil ne soit brutal..
Le confinement, nous donne cette opportunité.
La Guadeloupe N’ EST PAS EN DEHORS DE LA MONDIALISATION.. Nous y sommes, à fond. !
A cause de notre intégration à l’Union Européenne
La mondialisation est le résultat d’un processus historique qu’il convient de rapidement présenter afin de bien comprendre les enjeux actuels.
Depuis les travaux des économistes Adam Smith et David Ricardo, le commerce international (et par conséquent la mondialisation) est analysé comme l’échange de marchandises entre les nations. Grâce au LIBRE-ECHANGE il n’est pas nécessaire de tout produire.
Il faut produire les marchandises pour lesquelles on dispose d’un avantage comparatif ( c’est-à-dire moins chères ou de meilleure qualité) et les exporter vers les autres pays.
Ainsi, en théorie, le libre-échange permet-il aux consommateurs d’avoir accès à un plus grand nombre de produits à bas coûts, puisque fabriqués par des pays qui sont spécialisés et donc plus efficaces. Par conséquent, selon cette théorie, aujourd’hui dominante, l’échange international profite à tous les pays qui produisent massivement pour l’exportation.
C’est le cas de la Chine, qui nous l’avons vu, avec la crise du coronavirus, produit beaucoup de médicaments consommés et exportés en France et dans le monde entier .
Mais, c’est aussi le cas de la France et de l’Europe qui se sont spécialisées dans la construction aéronautique ( airbus) l’industrie de l’armement, la chimie, la construction automobile, les produits de luxe, le vin et les services etc..
Par contre, un pays comme la Guadeloupe, ne disposant d’aucun aucun avantage comparatif est appelé a disparaitre économiquement, si elle ne met pas un terme au libre échange, c’est-à-dire, si elle ne protége pas sa production.et son marché intérieur.
Actuellement la Guadeloupe avec son statut de département français et de région ultrapériphérique européen, n’a aucune possibilité de se protéger et de protéger sa production, donc sa population.
C’est pour cette raison que le CIPPA à travailler sur un projet Alternatif, prenant en compte la réalité du commerce international. ET NOS RAPPORTS AVEC L’UNION EUROPEENNE..
Notre réflexion à fait l’objet d’un document intitulé : LES VOIES ET MOYENS DE L AUTONOMIE DE L ARCHIPEL GUADELOUPEEN.

Alain PLAISIR
Président du CIPPA

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