La plénière du Conseil régional qui s’est tenue le 20 avril a vu les conseillers régionaux, prendre à l’unanimité, un certain nombre de décisions : 

• Demande d’une augmentation des aides de l’Etat en faveur des petites et moyennes entreprises. 

• Auparavant il avait été accordé une subvention aux meloniers, pour exporter leur production etc. 

Evidemment, nous approuvons ces mesures. Mais peut-on dire que ces mesurettes sont à la hauteur des enjeux. A aucun moment , nul conseiller n’a parlé de revoir le modèle économique actuel. Comme si nous devrions recommencer comme avant. 

• Comme avant, c’est-à-dire une économie basée sur deux cultures d’exportation en difficulté, et une de contre-saison. Productions en déclin, mais qui, néanmoins, drainent la grosse part des subventions de l’Union européenne, de l’Etat et de la Région. 

• Comme avant, c’est-à-dire avec un chômage massif. 

• Des exportations qui stagnent à environ 200 millions d’euros, alors qu’en retour les importations, c’est-à-dire nos achats à l’étranger sont passées de 1, 9 milliard à 2, 9 milliards en 10 ans 

DES ELEMENTS D APPRECIATION POUR PREUVE QUE NOTRE ECONOMIE EST TOUJOURS UNE ECONOMIE COLONIALE QUI FAVORISE LES RENTES DE SITUATION : 

LE PLUS GROS IMPORTATEUR de la Guadeloupe est le GROUPE BERNARD HAYOT et les plus gros exportateurs de bananes des Antilles sont encore les békés. 

Le TRANSPORT DES MARCHANDISES DANS LES DEUX SENS SE FAIT PAR LA COMPAGNIE CGM CMA 

Vous me direz que vous ne voyez par de lien entre les deux. Hélas, vous vous trompez ! 

• Comme par hasard, le plus grand navire du Groupe, CMA CGM KERGUELEN a été baptisé au Havre le 12 mai 2015. La marraine du navire, Madame Catherine Hayot, l’épouse de Bernard. 

• Et comme par hasard toujours, ce même jour c’est à bord du Kerguelen qu’Eric de Lucy, président de l’UGPBan a signé avec M. Saadé PDG de la CGM-CMA la RECONDUCTION DE L ACCORD QUI LIE LES BANANIERS à CGM-CMA pour une nouvelle période de six ans. 

Il est clair qu’il y a une alliance objective entre tous ces groupes, pour empêcher le développement d’un marché intérieur, à partir des productions de la Guadeloupe. 

NOUS NE VOULONS PLUS DE CE MODELE 

Le protectionnisme, l’écologie, la santé et la justice sociale et fiscale ont partie liée. Ils constituent les éléments-clés d’une coalition politique assez puissante pour imposer, dès maintenant, un programme de rupture. A NOUS , FORCE VIVE DE LA GUADELOUPE D IMPOSER CE NOUVEAU MODELE 

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