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Communiqué du CIPPA

La responsabilité des « sablières de Guadeloupe » dans l’ensablement de la Marina de Gourbeyre et la coupure de la route côtière entre Gourbeyre et Vieux Fort : agissons !

Depuis de nombreuses années, « Les sablières de Guadeloupe » exploitent la montagne située en surplomb de la marina de Gourbeyre et de la route côtière vers Vieux Fort, pour la production de granulats de pouzzolane. Cette activité est rentable, comme en atteste l’entrée récente au capital du groupe béké martiniquais GBH. Mais elle est aussi dangereuse car elle pose un problème environnemental important ainsi qu’un risque pour la sécurité des populations vivant ou circulant dans sa zone d’impact.

Après le passage de la tempête Fiona, et les dégradations de l’espace public qui en ont découlées, telles que l’ensablement de la marina de Gourbeyre et la coupure de la route côtière entre Gourbeyre et Vieux Fort, le CIPPA se félicite que la DEAL ait lancé une enquête environnementale. Parallèlement, plusieurs militants du CIPPA ont eux aussi enquêté. Ils ont effectué les trois constats suivants : Premier constat : il suffit de regarder la photo ci-dessous pour relever que le sable ayant bloqué la route côtière entre Gourbeyre et Vieux Fort provient directement de la carrière des « sablières de Guadeloupe », et peut-être même d’une zone ne pouvant plus être exploitée. 

Deuxième constat : comme le montrent les deux photos ci-dessous, prises depuis la mer et dans la montagne, ainsi que la nature du sable qui s’y trouve, il est probable que l’ensablement de la marina provienne également de la carrière :

Troisième constat : du sable et de la terre ont été ajoutés dans la marina depuis le passage de Fiona. Le CIPPA s’interroge sur les finalités d’une telle opération.

Le CIPPA est un parti autonomiste, qui demande que le « made in Guadeloupe » se développe dans tous les secteurs afin que l’emploi au Pays soit enfin une réalité, notamment pour nos jeunes obligés de s’expatrier. Le CIPPA considère aussi que le développement du « made in Guadeloupe » est indispensable à « l’autonomie économique » de notre archipel. Sur le principe, le CIPPA n’est donc pas opposé à l’activité des « Sablières de Guadeloupe », dont il salue les travailleurs.

En revanche, le CIPPA exige que l’argent public soit correctement dépensé et que l’état de catastrophe naturelle n’exonère pas « les Sablières de Guadeloupe » de leur responsabilité éventuelle. En l’occurrence, si celle-ci est démontrée, alors il devrait appartenir à l’assurance de cette entreprise de régler le montant du préjudice et non au contribuable, via l’argent public.

En outre, compte tenu du risque environnemental important d’une telle activité, et en vertu du principe de précaution, le CIPPA exige que celle-ci se développe dans la transparence, la sécurité et la sobriété.

Aussi, le CIPPA demande que soient prises les quatre mesures de gouvernance suivantes :

  • La limitation, par arrêté préfectoral, du volume produit annuellement aux seuls besoins de la Guadeloupe et l’interdiction d’exportation hors de notre archipel ;
  • Sous la responsabilité et le contrôle de l’État, parce que c’est sa mission, une délimitation claire et rendue publique en janvier de chaque année des zones pouvant faire l’objet d’extraction et de celles devant faire l’objet d’un retour définitif à l’état naturel, notamment par la plantation d’arbres d’espèces endogènes ;
  • Un contrôle citoyen par l’entrée au CA des « Sablières de Guadeloupe » d’une personnalité indépendante, désignée par les ONG ou autres entités environnementales guadeloupéennes, et la possibilité pour ces mêmes entités de venir contrôler l’application des mesures décrites au deux paragraphes précédents ;
  • Enfin, que soit rendue publique l’enquête actuellement menée par la DEAL, et que le Préfet en tire toutes les conclusions.

Guadeloupéens, Guadeloupéennes mobilisons-nous pour que l’extraction de Pouzzolane sur le site des « Sablières de Guadeloupe » à Gourbeyre ne présente plus de danger pour la population, et pour que les quatre mesures de gouvernance que propose le CIPPA soient prises ! 

Guadeloupéens, Guadeloupéennes, pour une Guadeloupe de la bonne gouvernance, soucieuse du cadre de vie que nous lèguerons à nos enfants, rejoignez le CIPPA. Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons faire bouger les choses !

Section CIPPA SUD-BTERRE

Président CIPPA, Bernard Leclaire

BT le, 27/11/22

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