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Emmanuel Macron qui vient d’être officialisé, le 14 mai 2017, président de la république a été élu avec une large majorité devant la candidate du Front National. Sans aucune hésitation le CIPPA avait demandé le 7 mai de barrer la route au Front National. Il ne peut y avoir, à nos yeux, de neutralité face au racisme. Le racisme se combat ! C’est pour cette raison, que le CIPPA, se réjouit de la défaite du Front National .Cependant, nous ne pouvons pas rester indifférents eu égard au niveau record atteint en Guadeloupe par ce parti et la banalisation de ses idées racistes et xénophobes.

Quant au nouveau président, si tout a déjà été dit sur l’aspect néolibéral de son programme, sur les menaces qu’il fait peser sur le droit du travail, et sur la nécessité pour les travailleurs d’être vigilants, en revanche, rien n’a été dit sur sa volonté de plus d’intégration à l’Union Européenne. Si on peut comprendre cette aspiration de 27 pays du continent européen, qui, ont, pour la plupart une culture, des frontières communes et globalement le même niveau de développement économique, de constituer une entité commune, le débat ne se pose pas en ces termes pour la Guadeloupe. Par son long passé de colonie, la Guadeloupe a gardé les structures d’une économie coloniale, basée sur deux cultures d’exportation, en voie de disparition. Elle est de plus en plus, un marché de consommation pour les 27 pays européens qui composent l’Union Européenne. Et ce ne sont pas les fonds structurels européens qui mettent l’accent plus sur la réalisation d’équipements publics que sur la revitalisation du tissu économique, créatrice d’emplois qui compensent les effets négatifs de cette intégration européenne.

Il est clair que le statut de région ultrapériphérique européenne (RUP) de la Guadeloupe, axé sur la logique du libre-échange et la libre confrontation des coûts comparatifs, ne lui ouvre aucune perspective de développement économique. Ses rares productions sont et seront de plus en plus systématiquement éliminées, pour faire place aux importations, à faible coût de production.

La nécessité de déroger aux règles du libre échange que préconise l’Union européenne s’impose à la Guadeloupe comme une évidence. Afin de recréer une base productive et de rapatrier en Guadeloupe les emplois perdus au profit des pays exportateurs, le CIPPA réaffirme l’impérieuse nécessité d’obtenir pour la Guadeloupe un statut de PTOM, qui l’exempterait des contraintes du marché intérieur européen, basées sur la libre circulation des personnes, des marchandises, des capitaux et des services.

Alain PLAISIR

Président du CIPPA

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