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Le CIPPA apporte son total soutien aux ouvriers de la banane en grève, depuis le 18 mai 2017, pour l’amélioration de leurs conditions de travail et leurs justes revendications salariales.

Les gros planteurs savent qu’il n’y a pas d’avenir pour la production de banane en Guadeloupe. Ils ont commencé leur reconversion en commercialisant des bananes venant d’autres horizons. Avec l’aide financière de la Région Guadeloupe, ils ont acheté, il y a quelques années, une murisserie dans la région parisienne.

Et cela continue, puisque le 31 octobre 2016, les 41 conseillers régionaux ont voté, comme un seul homme, les subventions que réclamaient les producteurs de bananes, pour augmenter disent-ils leur tonnage de 23 000 tonnes d’ici 5 ans, pour un total de 100 000 tonnes à partir de 2021.

En attendant dès cette année, ils vont percevoir 929 000 euros de la Région et la même somme, chaque année, jusqu’en 2021.

À partir de 2022, la Région s’est engagée à verser ces 4 millions 646 000 euros, chaque année aux planteurs. Révoltant !

Sans banane et avec une terre impropre à certaines cultures, ils ont déjà trouvé le prétexte pour livrer, dans quelques années, leurs terres à la spéculation immobilière. Ainsi, après avoir empoisonné les sols de la Guadeloupe, ils s’apprêtent à bétonner les dernières terres agricoles qui nous restent.

En attendant de se désengager, ils doivent satisfaire les revendications des ouvriers agricoles, qui ont permis à certains d’entre eux, de faire des supers profits sur le dos de ces travailleurs, qui travaillent dans des conditions inacceptables.

Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

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