Le verdict vient de tomber, le NON à l’indépendance l’emporte avec 56,4%, face au OUI 43,6%. C’est loin du raz de marée qu’espéraient les partisans du non.

Le CIPPA se range à la position du parti travailliste et de l’USTKE, qui affirment que cette élection n’était pas un référendum d’autodétermination. Celui-ci devrait concerner d’abord le peuple colonisé, c’est-à-dire le peuple kanak.

Ce référendum est insincère, car les listes électorales reflètent ce qui s’est passé ces trente dernières années, avec l’apport massif de personnes extérieures à la Kanaky, depuis les accords de Nouméa. Ces nouveaux arrivants ont voté massivement contre l’indépendance. La situation est devenue de plus en plus défavorable au peuple kanak : au niveau social, avec un échec sur la question du rééquilibrage, c’est-à-dire un soutien au peuple kanak qui souffre d’une société largement déséquilibrée en raison de l’histoire coloniale. Les choses n’ont guère changé à aucun niveau Le référendum est à l’image de tout cela, il exprime un échec de la décolonisation.

Néanmoins, la lutte des Kanaks n’a pas été vaine, puisqu’ aujourd’hui Kanaky jouit d’une large autonomie. Autonomie qui reste la priorité du CIPPA pour la Guadeloupe.

Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

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