Le verdict du premier tour des élections cantonales vient de tomber en même temps que l’annonce du passage du nuage radioactif sur la Guadeloupe. Pure coïncidence, sans aucun doute, mais c’est peut-être l’occasion de rappeler le caractère nombriliste de la campagne électorale  qui va se terminer le 27 mars.

En effet, Il a été beaucoup question des problèmes du canton, chacun défendant le sien, sa ville, voire son quartier, quelquefois au détriment du canton voisin, sans aucune vision globale de la Guadeloupe. Peu importe. L’essentiel n’était il pas de se faire élire !  Silence sur l’aménagement du territoire, puisque, parait-il c’est de la compétence de la Région. Pour paraître crédible, il était de bon ton de parler uniquement des compétences du Conseil Général.

Ainsi, n’ont  pas été abordés non plus, les problèmes de la dépendance alimentaire (alors qu’on assiste actuellement à une explosion des prix des céréales), des finances des collectivités, de la violence, de l’environnement, du chômage massif qui augmente d’une manière exponentielle,  du démantèlement  des services publics et d’une manière générale de la casse sociale provoquée par le gouvernement SARKOZY-FILLON. Comment alors  s’étonner du désintéressement des électeurs pour ces élections !

A l’occasion de ces élections cantonales, le CIPPA réaffirme que le chômage et l’absence de développement économique, le manque de perspectives pour le pays, sont les principales préoccupations des Guadeloupéens et donc que la question d’une véritable alternative  économique et politique est d’une brûlante actualité !

 

 

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