Certains continuent à dire que la Guadeloupe à une économie de plantation, c’était encore vraie jusqu’au début des années 1960. Ce n’est plus le cas.
La canne et la banane sont en nette régression, avec des tonnages inférieurs des deux tiers par rapport aux belles années.
En réalité, l’économie de plantation a cédé la place à une économie de rente, alimentée par les transferts publics et sociaux.
Une économie ou les importateurs et la grande distribution font la pluie et le beau temps.
Quelques familles békés dominent , un peu plus, chaque année, la grande distribution et les concessions automobiles.
L’argent facile ne les incite pas à investir dans la production
La plupart des cadres supérieurs du privé sont recrutés directement en France, ainsi que les plus hauts fonctionnaires d’ETAT
Aujourd’hui , la moitié des recettes des communes provient de l’octroi de mer, une taxe qui est basée sur les importations toujours plus importantes et une autre partie des recettes fiscales vient de la taxe de consommation sur les carburants.
Autrement dit, ce n’est la création de richesses qui permet le financement des collectivités, mais bien et bel la consommation de produits importés.
Le libre-échange au niveau du commerce international, imposé par l’Union Européenne porte un coup mortel à notre production alimentaire et agro alimentaire.
Dans ces conditions, le chômage touche plus de 25% de la population active et près de 60% des moins de 25 ans.
Quant à la pauvreté, en appliquant le même seuil qu’en France ( 950 euros par mois), elle touche 49% de la population.
Ne parlons même pas de la question de l’eau qui empoisonne le quotidien des guadeloupéens
Chômage et pauvreté facilitent le clientélisme et aussi la corruption
Cette situation scandaleuse continue à perdurer, car environ 39 000 fonctionnaires ont un salaire garantie et une sur rémunération de 40%, et surtout parce que la classe politique, y trouve son compte en pratiquant un clientélisme, d’autant plus facile que beaucoup de citoyens ne vivent que grâce à la générosité, non dénuée d’intérêt des élus.
Il est temps de sortir de ce cercle vicieux.
Alain PLAISIR
Président du CIPPA

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