1,5 milliard d’euros. C’est la somme qui devrait être consacrée spécifiquement aux territoires d’outre-mer dans le cadre du plan de relance de 100 milliards.

 Le volet outre-mer est découpé en plusieurs priorités dont la principale correspond  aux mesures sociales, dotées de 600 millions d’euros. Une augmentation, non chiffrée, des contrats aidés est ainsi prévue.

L autre axe prioritaire : la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement, particulièrement pour les Antilles, Mayotte et la Guyane. 50 millions d’euros y sont dédiés. 

En gros, la Guadeloupe n’aura guère plus de 10 millions, alors que nous savons qu’il faut environ 900 millions pour rénover tout le réseau de canalisations

Le quatrième axe concerne la transformation de l’agriculture, doté de 80 millions d’euros pour la diversification des cultures, la modernisation des abattoirs, le renouvellement des équipements.

D’après l’ÉTAT,  l’objectif est d’atteindre d’ici 2030 la souveraineté alimentaire de ces territoires.  Là  c’est vraiment nous prendre pour des imbéciles.

En réalité, la production guadeloupéenne, ne cesse de reculer au profit des importations. Ces importations viennent du monde entier, parce que la France et l’Union européenne, nous imposent l’ouverture sans restriction  de notre marché aux produits étrangers, concurrents des nôtres.

Dans ces conditions, nous ne risquons pas d’arriver à la souveraineté alimentaire, bien au contraire. 

Nous le disons depuis des années, pour développer une production guadeloupéenne, il faut protéger nos producteurs.

Ce gouvernement est au service des gros capitalistes extérieurs, qui sont solidaire dans une alliance objective avec les gros importateurs d’ici. Ni l’un, ni l’autre n’a intérêt au développement d’une production guadeloupéenne.

La Guadeloupe est devenue un pays de consommation pour grand profit des profiteurs.

La seule voie de secours : le PROGRAMME DU CIPPA

 Alain  Plaisir

Président du CIPPA

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