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Après la SEMSAMAR qui réclame des impayés, voilà maintenant les chefs d’entreprises du BTP qui descendent dans la rue pour exiger le versement de 60 millions d’euros que leurs devraient les collectivités locales et particulièrement les communes.

Les communes auront du mal à payer, car leurs finances publiques sont exsangues. La plupart de ces communes sont en déficit, cela veut dire concrètement que leurs dépenses sont supérieures à leurs recettes et qu’elles ne peuvent pas payer les restes à recouvrer sur les impayés réclamés par le BTP.

C’est aussi l’effondrement d’un mythe : les millions d’euros de l’Europe qui se déverseraient sans compter sur la Guadeloupe.

Il ne faudra pas compter sur l’Etat providence, dont le budget d’austérité de 2014 a déjà prévu une baisse des dotations aux collectivités pour combler les déficits, notamment celui de l’Etat.

Si les Finances de la Région ont l’air de se porter mieux, c’est uniquement à cause d’une hausse continue des impôts locaux indirects (invisibles, mais pas indolores) depuis 2004 (qui pénalisent les plus modestes), avec le fameux octroi de mer régional, qui taxe à un taux de 2.5%, et dans la plus grande opacité, aussi bien les importations que les produits locaux.

La situation économique et sociale de la Guadeloupe n’a jamais été aussi catastrophique, nous assistons à la faillite d’un modèle économique que certains s’efforcent de faire perdurer. Comble d’ironie, les candidats aux élections municipales multiplient les promesses en faisant miroiter toujours plus de dépenses.

Plus que jamais, le projet alternatif du CIPPA devient d’une actualité brulante.

Alain PLAISIR, Président du CIPPA

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