Désireux d’envoyer un colis postal à mon fils avec quelques gâteries de la  Guadeloupe, je me rends le samedi 29 août  au supermarché de Desmarais, bien connu des Basse-Terriens.

 Je commence par acheter des savons de toilette venant de Saint-Sauveur ( Capesterre-Belle Eau,), ainsi que  des graines à roussir et aussi un bocal de sauce créoline Dame BESSON fabriquée à Sainte-Rose…. je poursuis mes achats, il me manque de la farine de manioc, donc je  demande à une employée où se trouve la farine de manioc , elle me dirige vers un rayon où je récupère un paquet de 500 grammes,  mais reflexe naturel chez moi, je regarde l’origine  et la provenance du produit.

Grande surprise ( mais  est ce vraiment une surprise ! ).

 Je lis sur l’étiquette : ORIGINE BENIN

IMPORTE  par Racines 34 397 MONTPELLEIR

DISTRIBUTEUR :  SADRIPO  Jarry  . Baie-Mahault.

Donc, je décide de ne pas acheter dans ce magasin et je me dirige dans un petit magasin de proximité à Gourbeyre. Sûr et certain, que je vais trouver du manioc de Guadeloupe.

Hélas, c’est toujours le même manioc :  origine BENIN..

Je refuse d’acheter et je me dis que je vais m’ arrêter en allant à Pointe-à-Pitre à la Kassaverie de Petit Pérou  à Capesterre  Belle-Eau

Dépassons l’émotion et faisons une analyse économique et politique

  • Le manioc est un produit qui est fabriqué en qualité et en quantité dans notre archipel.
  •  Cela n’empêche pas un importateur, qui a son entreprise en France ( Montpelier ) d’importé d Afrique . Lui c’est du manioc, d’autres  c’’est du poisson de Chine, ou du poulet de Pologne.
  • Lees clients de ces importateurs ne sont pas en France, mais en Guadeloupe, ou se trouve un distributeur exclusif .
  • L’Argent  rentre d’abord dans la poche des Béninois, ensuite dans la poche de l’importateur de Montpellier et enfin dans la poche du distributeur de Jarry.
  • Et aussi de la CGM-CMA qui a transporté cette marchandise d’Afrique à la France et de la France à la Guadeloupe.

Toute ses personnes font une concurrence déloyale aux producteurs de manioc de Guadeloupe, qui faute de clients suffisants, disparaissent progressivement.

Autre élément d’analyse :  l’octroi de mer qui sensé ( d’après les élus régionaux) protéger la production guadeloupéenne, ne protège  rien du tout.

Résultat final : L’argent des Guadeloupéen s’en va, crée des richesses et des emplois ailleurs, Dans le même temps,ces importations détruisent  des richesses et des emplois chez nous.

Depuis des années, le CIPPA lance, non seulement un cri d’alarme, mais propose des solutions concrêtes pour empêcher la destruction complète de notre production et de nos producteurs. Aux guadeloupéens maintenant, de prendre leurs responsabilités 

                    C’ EST L’ HEURE DU CHOIX !

                                                                              Alain  PLAISIR

                                                                          Président du CIPPA

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