Les observateurs de la vie politique guadeloupéenne se rappellent que le CIPPA, lors des élections régionales de mars 2010, à travers sa liste « Osons pour la Guadeloupe », avait fortement insisté sur le développement des énergies renouvelables.

Par le point numéro 16 de son programme électoral, le CIPPA considérait comme une priorité de développer tout le potentiel maritime, notamment l’énergie thermique de la mer (ETM), afin de réduire la dépendance énergétique de la Guadeloupe.

La localisation de la Guadeloupe sur la ceinture tropicale permet d’exploiter la différence de température qui existe naturellement entre la surface et les profondeurs de l’océan et de produire non seulement de l’électricité  mais également des  produits dérivés (eau douce, climatisation, amélioration de l’aquaculture, cultures d’algues).

Nous avions sans doute eu tort d’avoir raison trop tôt ou bien de nous être trompés de région.

Alors qu’en Guadeloupe, nous en sommes encore au stade de débattre sur l’éventualité d’implanter une usine charbon-bagasse qui rendrait notre pays dépendant d’une énergie fossile que nous ne produisons pas, nos amis des autres DOM, mais aussi des TOM, font preuve de beaucoup plus de clairvoyance.

Nous apprenons qu’une convention vient d’être signée  entre la Région Martinique et la Direction de Construction Navale (dont l’Etat est actionnaire à 75%). La Martinique  vient de répondre, en effet, à l’appel à projet européen NER 300 pour une centrale thermique des mers pilote.

Cette centrale pilote de 10 millions de MW va être  implantée à Bellefontaine. Elle produira de l’électricité pour 70 000 personnes dès 2015, avec pour objectif d’arriver à l’autonomie énergétique dès 2025.

Un projet colossal verra donc le jour en Martinique. La Réunion et la Polynésie sont également sur les rangs pour construire chacune une centrale du même type.

Pendant ce temps, en Guadeloupe, nos deux présidents préparent activement… les sénatoriales.

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