Le 25 septembre 2020, une fois de plus, un préfet a  fait le point sur les travaux dans le cadre du plan d’urgence Eau.

A l’issue de cette visite, le préfet  déclarait, après d’autres «.. on ne manque pas de ressources ou de capacité. Le problème vient des fuites. 3000 fuites ont été détectés à ce jour et près de la moitié a été réparée. Il en reste encore, parce que je rappelle que le plan prévoyait 5000 fuites. Avec 5000 fuites réparées et entretenues ont est capable de stabiliser LES TOURS D EAU »

Ainsi, le préfet avoue que l’objectif n est pas que l’eau coule tous les jours dans les robinets, comme dans n’importe quel département français, mais de gérer la pénurie, pendant des années encore.

De l’aveu même du préfet, la moitié des 3000 fuites avait été réparée.

 Nous avons fait le calcul, il reste plus de 1 500 fuites à réparer, en réalité 3500, puisque le préfet avoue ,  lui-même,  que le plan prévoyait 5000 fuites  et comme chaque jour, il y en  a de nouvelles, nous ne sommes pas prêts d’avoir d’une manière régulière de l’eau dans les robinets. Bien au contraire, la situation va empirer

En  effet, ce n’est pas avec le saupoudrage actuel que le problème va être réglé. L’Etat s’enorgueilli de mettre 7 millions, les collectivités ( conseil régional, conseil départemental) quelques misérables millions. 

Quand on sait, qu’il faut 900 millions pour la rénovation totale du réseau, les guadeloupéens doivent s’attendre à une aggravation de la situation…si rien ne change.

A moins   d’investir massivement et prioritairement dans la rénovation du réseau et qu’on prenne,  enfin,  la décision de construire des usines de dessalement d’eau de mer, comme vient de le décider le maire de Désirade 

Le jeune maire de Désirade a compris  que les Désiradiens ne peuvent pas attendre que l’eau sorte des hauteurs de la Basse-Terre pour qu’ils soient alimentés en eau potable.

C’est ainsi, qu’il a décidé de faire construire une usine de dessalement qui va fournir de l’eau potable et de l’eau pour l’irrigation.

C’est la solution que préconise le CIPPA, depuis des années : Des usines de dessalement pour toutes les îles du sud et au moins une usine dans le nord-Grande Terre. Procédons par élimination, réglons les problèmes qui peuvent être réglés, au lieu de faire du bricolage.

Et qu’on arrête de dire bêtement : «  nous n’avons pas  de problème d’eau » quand l’eau coule de moins en moins dans les robinets.

                                                                  Alain  PLAISIR

                                                          Président du CIPPA

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