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L’histoire de France nous rappelle que les rois fainéants avaient abandonné le pouvoir aux chefs de palais dont le plus célèbre était Charles Martel.

Pendant que le royaume était en décadence, les rois fainéants se contentaient de boire, manger et s’amuser, complètement inconscients de ce qui se passait dans le pays.

De nos jours, en Guadeloupe, nous avons des élus qui ressemblent à ces rois fainéants. Ils cumulent plusieurs mandats électifs, auxquels, il faut ajouter, pour certains, des postes d’administrateurs. Pour rester au pouvoir, ils organisent des fêtes, des boire et manger, ils sont très généreux avec leur clientèle électorale avec l’argent du contribuable. N’ayant qu’une seule préoccupation, le pouvoir et ses privilèges, ils sont présents dans toutes les manifestations sportives (avec une prédilection pour les sports les plus populaires), aux élections de miss, au carnaval…Ils ne ratent pas une veillée, surtout si le défunt est issu d’une famille porteuse de voix…Ils sont partout… pour se faire voir. Bref, ils soignent une popularité factice qui n’est basée que sur « panem et circences » (du pain et des jeux). D’ailleurs quand ils ne sont plus au pouvoir, ils sombrent dans l’anonymat le plus total.

Comme une journée n’a que 24 heures, pour tout le monde, ils n’ont pas le temps d’étudier les dossiers. Quand, ils sont députés, ils ne lisent pas les projets de loi. Ils se contentent de voter OUI s’ils sont dans la majorité présidentielle, et NON s’ils sont dans l’opposition. Jamais, ils ne déposent un amendement sur un sujet essentiel.

Comble de l’ironie, ils osent faire des communiqués contestant telle ou telle mesure qu’ils ont votée à l’Assemblée Nationale.

Ainsi, nous avons entendu, ces derniers temps, nos rois fainéants s’indigner, (après coup) à la demande de certains chefs d’entreprises, contre une disposition de la nouvelle loi sur l’octroi de mer.

Il faut savoir, que les différentiels d’octroi de mer et les exonérations fonctionnent dans les bilans des entreprises locales, comme de véritables allègements de charges. Pour l’ensemble des entreprises, un rapport considère que ces « aides » représentent environ 40 millions d’euros pour la Guadeloupe. Comme le montant des aides est plafonné, certaines entreprises seront peut-être amenées à rembourser. Mi babe !

S’ils avaient lu mon livre sur l’octroi de mer, paru en 2006, nos rois fainéants auraient pu déposer un amendement pour contrer certaines mesures scélérates contenues dans cette loi.

Mais nous savons maintenant, que nos rois fainéants n’ont pas le temps !

Vivement le CIPPA !

Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

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