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Maurice MARIANNE était un camarade et un ami. Au-delà des éloges funèbres vite oubliés, nous retiendrons surtout que c’était un militant désintéressé de la cause Guadeloupéenne, bien éloigné des combines du microscope politique guadeloupéen.
C’EST AVEC CET ETAT D’ESPRIT QU’ IL AVAIT CHOISI DE MILITER AU CIPPA, LES DIX DERNIERES ANNEES DE SA VIE.
En guise d’hommage, nous publions un extrait de son discours à l’ouverture du COLLOQUE DU CIPPA, en novembre 2017 :
« Un vrai pouvoir guadeloupéen pour quoi faire ?
Si naguère les thèses autonomistes n’ont pas prospéré c’est sans doute parce que depuis la création du Front guadeloupéen pour l’autonomie, des années cinquante et soixante à ce jour, elles ont souffert d’un déficit d’explications dont a profité l’amalgame malhonnête fait entre autonomie et indépendance.
Le CIPPA, au moment où Saint – Barthélémy montre la voie de l’audace, veut inverser la tendance et démontrer qu’avec un Pouvoir local d’organisation et de décision dument affiché, la conquête du marché intérieur qui à elle seule constitue une révolution avec ce qu’elle implique comme nouvelle forme de productivité, la réappropriation du patrimoine maritime notamment par le retour de l’île d’Aves située au large du Venezuela dans l’escarcelle guadeloupéenne, la modification du système douanier sont de nature à dissiper le mal – être et le mal vivre d’un peuple résigné, à faire aimer la Guadeloupe autrement, à contenir notre jeunesse loin de l’oisiveté, donc de la délinquance, bref à motiver jeunes et moins jeunes pour la construction d’un pays nouveau et laborieux. »

Alain PLAISIR
Président du CIPPA

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