Un panier de 100 produits de première nécessité été défini suite à un accord entre l’Etat et la grande distribution. Le gain pour le consommateur, nous dit-on, sera de l’ordre de 10%.

Que dire de cet accord ?

  •   Les instigateurs de la première grande grève de l’histoire sociale contre la vie chère, ont été tenus à l’écart de « la négociation »
  •   Il serait comique, si ce n’était pas un sujet aussi sérieux, de constater que parmi les produits de 1ere nécessité, on trouve des boudoirs, traditionnellement utilisé dans notre pays pour accompagner le champagne. Est-ce pour inciter les Guadeloupéens à consommer encore plus cette boisson ?
  •   La modeste baisse de 10% pour un an, ne concerne que 100 produits, on réalise le coté dérisoire de cette mesure, quand on sait par exemple, que Carrefour Destreland, aligne plus de 8000 références, et que les prix des produits alimentaires sont supérieurs de 50% en moyenne, par rapport à la France.Il est vraiment désolant de constater que l’Etat n’arrive même pas à mettre en œuvre les recommandations de l’Autorité de la Concurrence qui constatait dans son fameux rapport de septembre 2009 :1° Un niveau de concentration élevé. Certains groupes détenant des parts de marché en surfaces commerciales supérieures à 40%.2° La non répercussion des marges arrière dans le prix de revente au consommateur.3° Une pratique d’exclusivités territoriales.

    4° Des pratiques anti concurrentielles

    Pour limiter la pwofitasyon, l’autorité préconisait de réprimer les pratiques

    Contact :cippa.gp

anticoncurrentielles. Nous attendons toujours !

Dans ce contexte d’austérité, qui frappe particulièrement les plus défavorisés, le CIPPA réaffirme ses propositions pour lutter contre la vie chère :

 Augmenter l’offre de produits alimentaires par le développement d’une agriculture de production de denrées alimentaires destinées au marché intérieur.

 EXIGER que des études soient faites pour améliorer la connaissance de la formation des prix, des salaires et des revenus dans les DOM.

 Réglementer et contrôler le prix des produits alimentaires importés par l’application de l’article 410-2 du code du commerce.

 Appliquer une fiscalité indirecte juste à l’importation (0 taxe : Octroi de mer et TVA sur les produits alimentaires de base).
 S’assurer de la répercussion de cette baisse de la fiscalité sur le consommateur final

 Encourager les consommateurs à avoir un comportement plus responsable.

Le Président du CIPPA Alain Plaisir

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