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Jacob et Esaü, jumeaux, étaient fils d’Isaac et de Rebecca. Un jour, Esaü revient de la chasse, affamé. Jacob est en train de faire cuire des lentilles. Esaü lui en demande. Jacob accepte, à condition qu’il lui cède en échange son droit d’aînesse (qui doit lui conférer tous les biens d’Isaac à sa mort). Esaü accepte. En fait, cela est dit dans la Bible. Pour ceux qui aiment les paraboles, ce récit biblique (vrai ou faux) est riche d’enseignements : Il y a des hommes, ou des femmes qui préfèrent sacrifier un intérêt fondamental ou encore l’intérêt général pour obtenir un avantage immédiat pour satisfaire une petite gloire personnelle. Ces 21 maires qui soutiennent le président-candidat, disent en privé : « sé Lirel ki ka ban nou lajan ». Pour résumer leur soi-disant stratégie, ils soutiennent le président-candidat parce qu’ils ont obtenu des subventions de la Région. Avec cynisme et lâcheté, ils disent, si nous soutenons un autre candidat, le président risque de se venger et nous couper « le robinet » En guise de stratégie, c’est de la petite politique politicienne , qui dénote un grand mépris pour les Guadeloupéens. Fidèle de notre conception de la politique, nous préférons nous adresser à l’intelligence des citoyens, en leur donnant toutes les informations, dont nous disposons, pour développer leur esprit critique.

D’où vient ce fameux argent que le Président de Région utilise, si généreusement pour se faire réélire ?

Outre une dotation de l’Etat, et les fonds européens, les recettes inscrites au budget de la région en 2014, proviennent essentiellement des impôts des Guadeloupéens.

-Les Impôts directs : 19 Millions d’euros

Et surtout, ceux qu’on ne voit pas, mais qui ne sont pas indolores.

Les Impôts indirects :

– Taxe sur les carburants 55 Millions d’euros

– Octroi de me régional 70 Millions d’euros

– Taxe sur les cartes grises 8.5 Millions d’euros

– Taxe d’embarquement 1.8 Million d’euros

Il faut ajouter à cela, le Fonds Régional pour le Développement et l’Emploi (FRDE), dont une part est affectée aux communes (80 %) et à une part régionale (20 %). Le fonds régional pour le développement et l’emploi, est le solde du produit de l’octroi de mer, après affectation à la dotation globale garantie chaque année aux communes. Les ressources disponibles du fonds régional pour le développement et l’emploi sont affectées, chaque année, à une part communale et à une part régionale.

1° La part communale est égale à 80 % du fonds régional pour le développement et l’emploi.

En Guadeloupe, 10 % de cette part communale est exclusivement consacrée aux îles du Sud, à savoir, Grand-Bourg, Saint-Louis, Capesterre de Marie-Galante, La Désirade, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. Cette part communale est constituée par une dotation d’équipement local répartie entre les communes au prorata de leur population. La population prise en compte pour cette répartition est majorée de 20 % pour les communes chefs-lieux de département et de 15 % pour les communes chefs-lieux d’arrondissement. La dotation d’équipement local est inscrite en recette de la section d’investissement de chaque commune bénéficiaire, pour financer, prioritairement, des projets facilitant l’installation d’entreprises et la création d’emplois ou contribuant à la réalisation d’infrastructures et d’équipements publics nécessaires au développement ; La part régionale est constituée de 20 % des ressources annuelles du fonds régional pour le développement et l’emploi. Cette ressource est affectée, par délibération du conseil régional doit être affectée au financement d’investissements contribuant au développement économique, à l’aménagement du territoire et au désenclavement, sous maîtrise d’ouvrage de la collectivité, de syndicats mixtes ou d’établissements publics de coopération intercommunale.

C’est avec cette « part régionale », que la Région accorde « un treizième mois), aux municipalités amies : 200 000 pour un maire sympathique, 300 000 pour un autre très sympathique et beaucoup moins pour les moins dociles…

Il aurait suffi que ces 21 maires soient au fait de la loi. Dans ce cas, ils n’auraient pas été obligés de se mettre à plat ventre devant l’Exécutif régional. Ils auraient simplement exigés une répartition non partisane des subventions de la REGION. En effet, nous l’avons vu, ce fameux « lajan a lirel » n’est tout simplement que l’ARGENT DES IMPOTS DES GUADELOUPEENS.

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