Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le parlement le Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance de la zone euro.

Loin de résoudre la crise économique, la « règle d’or » imposant aux Etats de la zone euro, un déficit structurel de 0,5%, va plonger la France dans un marasme économique et sociale et une cure d’austérité pour les pauvres et les classes moyennes.

Economiquement stupide, ce pacte budgétaire est socialement insupportable, car les «programmes d’ajustement structurel » imposés à la Grèce et autres pays du sud de l’Europe, réduisent les protections, accroissent les inégalités, plongent dans la misère, les populations les plus précaires. Pour 2013, le gouvernement veut tenir le déficit public sous la barre des 3 % du PIB, mais il s’est fixé comme objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2017. Autrement dit, la rigueur qui est en train de se mettre en place durera bien au-delà de 2013, Avec quelles conséquences ? Une telle contraction budgétaire dans un contexte économique aussi fragile sera catastrophique, comme on l’observe aujourd’hui chez nombre de pays européens. Les politiques d’austérité y étouffent le peu d’activité, tout en entraînant des recettes fiscales moindres qu’escomptées et, au final, des déficits publics quasi inchangés, voire aggravés.

En Guadeloupe, avec la réduction du nombre de fonctionnaires, la diminution des transferts publics, la baisse des investissements des collectivités locales, on assistera à une augmentation du chômage et la dégradation des services publics et une paupérisation d’un nombre plus grand des Guadeloupéens. Dès lors, il ne faudra pas s’étonner de la montée de la violence et de la désespérance d’une fraction de plus en plus large de la population.

Il n’y aucune fatalité à cette crise. En effet, contrairement, à ce qui est affirmé dans les milieux officiels, nous ne vivons pas une crise mondiale, comme l’atteste les taux de croissance dans de nombreux pays d’Amérique du sud, d’Asie et d’Afrique, mais bien celui d’un modèle de développement, basé en Europe et aux Etats-Unis, sur le capitalisme financier.

Fidèle à son mot d’ordre « penser global, agir local » le CIPPA apporte son soutien à la soixantaine d’organisations, associations, syndicats, partis politiques de France qui appellent à manifester le 30 septembre 2012 contre le traité européen soumis début octobre aux parlementaires.

Le président, Alain PLAISIR

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