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1. Une consultation dépréciée dans un contexte flou

Les 22 et 29 Mars prochains, les Guadeloupéens (ennes) sont appelés (es) à voter pour l’élection de 42 conseillers (es) départementaux (tales) pour 6 ans, dans 21 cantons. Cette consultation revêt pour nous au CIPPA une signification particulière, constituant une bizarrerie de plus dans la démarche d’organisation du Territoire Guadeloupéen. Dans sa logique première, d’ailleurs très fortement influencée par la Fédération du Parti « Socialiste » guadeloupéen, le Gouvernement « socialiste » envisageait de placer le Conseil Général sous tutelle du Conseil Régional, en le dépouillant de ses principales compétences ; volonté clairement exprimée (sans débat public) dans les dispositions de l’Acte III de la Décentralisation. Mais la grossièreté de la manœuvre a conduit les initiateurs de cette orientation à réviser leur position. La mort programmée de l’institution guadeloupéenne la plus ancienne de Guadeloupe s’en trouve de fait différée. Jusqu’à quand…? Lorsque nous savons, que contrairement à ses dires, le Président du Conseil Régional n’a pas renoncé à ses prétentions hégémoniques quant à la gouvernance du Pays Guadeloupe.

Autre fait notable, les Martiniquais et les Guyanais, qui ont opté pour une collectivité unique, ne participent pas à cette consultation.

2. Pour une avancée politique plus audacieuse Le Bureau Politique du CIPPA considère que : a. Ces élections, même requalifiées, ne sont pas de nature à opérer un quelconque changement significatif en Guadeloupe. b. Les véritables enjeux, permettant un réel saut qualitatif sont ailleurs que dans l’entêtement de certains à nous maintenir dans le statut quo actuel, qui a consommé l’échec des politiques publiques appliquées en Guadeloupe depuis 70 ans. c. L’exigence de promotion d’un véritable débat démocratique autour du devenir politique du Pays Guadeloupe est aujourd’hui plus que jamais incontournable. d. Notre intégration à l’Union Européenne est un sérieux obstacle à tout développement économique, politique et social adapté aux réalités et exigences du Pays. e. Notre véritable chance consiste en notre affranchissement de cette dépendance et en l’obtention d’une LARGE AUTONOMIE matérialisée par un statut de PAYS et TERRITOIRE d’Outre-Mer (PTOM) que prévoit la Constitution française dans son article 74.

3. Notre soutien politique…oui…mais… Sur la base des enseignements de l’analyse approfondie de la situation globale du Pays dans la période actuelle, le CIPPA, lors de cette consultation électorale, apportera son soutien aux candidats(es) qui partagent sinon La totalité de son Programme politique, du moins nous rejoignent dans l’action sur le terrain pour la défense de quelques éléments fondamentaux de celui-ci et qui en outre considèrent comme nous, qu’il faut donner plus de consistance au débat politique pour la résolution des problèmes majeurs posés au Pays Guadeloupe.

a. Canton n°18 : Ste ROSE 1

Nous appuyons les candidatures de nos camarades Christine TABARY-SERBER et Muriel FOGGEA (CIPPA) ainsi que leurs colistiers Jules KAMOISE et Marc GUILLOD

b. Canton n°17 Ste ANNE : Jacques KANCEL

c. Canton n°9 Lamentin : José TORIBIO

d. Canton n°16 St FRANCOIS : René NOEL – Edith HAMOT

e. Canton n°20 TROIS-RIVIERES : Jean-Claude ARICIQUE

Le CIPPA précise enfin qu’aucun soutien ne sera apporté aux candidats partisans du statu-quo actuel

PO/ le Bureau POLITIQUE

Alain PLAISIR

Président du CIPPA

 

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