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L e Président de la République François Hollande a décidé de réduire le nombre des régions, 14 au lieu de 22, et de transférer aux régions un certain nombre de compétences qui sont actuellement du ressort des Conseils généraux, en attendant la suppression des départements… Aux yeux des élites françaises, cela semble une nécessité. A quoi servent en effet toutes ces structures, auxquelles on vient d’ajouter les communautés d’agglomérations, alors que la priorité est de réduire le déficit public. Faire des économies en faisant reculer une gigantesque bureaucratie, qui fait la part belle aux élus cumulards, tel est l’objectif de cette future réforme.

Certains en Guadeloupe ont manifesté leur étonnement, voire leur indignation, en regardant la nouvelle carte de la France, avec les futures régions, sans que la Guadeloupe n’y figure en médaillon. Ces acharnés du droit commun, n’ont pas encore compris que nous sommes « entièrement à part », comme le disait Aimée Césaire. En étant attentifs à la question sociale, ils sauraient que même un organisme aussi officiel que l’INSEE, faisant référence au chômage… « en métropole », prend le soin de ne pas ajouter les nombreux chômeurs des DOM dans les statistiques nationales. Quant aux élus régionaux et départementaux, ils ont bien raison de se taire, eux qui avaient demandé dix huit mois au gouvernement en juin 2009 pour présenter un projet pour la Guadeloupe. Comme, ils n’ont pas été en mesure de faire aucune proposition à cette date, ils devront, une fois de plus, subir le droit commun, concocté à Paris. Il leur restera le loisir d’aller pleurer dans les cabinets ministériels, pour quémander des dérogations qui prennent en compte nos spécificités…

Ce sont ces mêmes élus qui ont refusé d’examiner toute proposition de changement statutaire dans le cadre de l’article 74, qui s’accrochent à la chimère de la départementalisation, tout en étant incapables de proposer un projet dans ce cadre là. Ils continuent à faire preuve d’autosatisfaction, alors que tous les clignotants de la Guadeloupe sont au rouge. Ils refusent de comprendre l’impérieuse nécessité de mobiliser le peuple et particulièrement les jeunes autour d’un projet novateur.

Le président du CIPPA

Alain PLAISIR

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