Ce texte date du 27 novembre 2010


Par communiqué de presse de la ministre chargée de l’outre-mer, nous apprenons que trois commissaires au développement endogène, dont un pour les Antilles, ont été nommés et vont bientôt être installés.

Lors de la présentation à Paris de ces trois commissaires, Madame Penchard a affirmé «… le développement économique de ces territoires ne réside pas dans un lien unique avec la métropole, mais bien dans leur capacité à valoriser leurs économies pour conquérir de nouveaux marchés dans leur environnement régional »

Alors que dire de ce nouveau gadget du Gouvernement ?

  • D’abord c’est reconnaitre implicitement que près de 65 ans après la loi de départementalisation, la Guadeloupe, comme les autre DOM a gardé les structures d’une économie coloniale : exportation de rares produits agricoles exotiques et importation de tous les biens de consommation agricoles, alimentaires et industriels ;
  • Ensuite, l’impuissance de la Région  qui a la compétence en matière économique, de promouvoir un  véritable développement de notre pays.

En réalité, le Gouvernement ne se fait guère d’illusion sur le succès de ces fameux commissaires, il ne s’agit que  d’un véglaj ou artifice pour calmer la montée du mécontentement populaire qui s’est exprimé avec force lors du mouvement social de 2009.

D’ailleurs, le vocabulaire utilisé encore de nos jours par les représentants du Gouvernement (et aussi par de nombreux élus et décideurs) ne fait aucun doute, il montre le rôle réel assigné à la Guadeloupe par le capitalisme français. Nous sommes la périphérie, voire même une région ultrapériphérique. Notre économie est donc subordonnée aux intérêts du centre.

Il n’y aura pas de développement endogène, tant que la Guadeloupe, ne sera pas son propre centre.

C’est pourquoi le CIPPA milite pour une large autonomie de la Guadeloupe, qui nous permettra de protéger nos productions pour  conquérir notre  marché intérieur.

 

Laisser un commentaire