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Le budget supplémentaire de la Région vient d’être voté, dans l’indifférence générale, bien qu’il s’agisse d’un moment essentiel dans vie d’une collectivité ou d’un pays. Le budget, c’est le moment où une destination est donnée à l’impôt des Guadeloupéens. Cela devrait être l’occasion d’un grand débat démocratique, où les positions des uns et des autres soient clairement exprimées et débattues. Comme ce n’est pas le cas, on peut se poser la question : à quoi sert l’opposition régionale ?

Quant aux élus de la majorité, leur approbation est, comme d’habitude, sans réserve !

Pourtant, à l’examen de ce budget (non négligeable) de 69,3M€, nous constatons que la Région va participer pour un montant de 2M€ à la construction des bureaux supplémentaires du Palais de justice de Basse-Terre. Stupéfiant ! Alors que les dotations de l’ETAT aux collectivités diminuent et que ces collectivités deviennent exsangues, voilà que la Région, au lieu de jouer pleinement son rôle dans les domaines qui relèvent de sa compétence, décide de se substituer à l’Etat avec les impôts des Guadeloupéens, pour financer les missions régaliennes de cet Etat. Décidément, on aura tout vu !

Autre sujet qui mérite débat : La Région va intervenir à hauteur de 2,5M€ pour venir en aide aux hôtels KARIBEA, entreprises privées, sans aucune garantie que l’argent public (notre argent) aidera véritablement au développement de l’activité touristique et qu’il ne soit pas simplement un effet d’aubaine pour ceux qui ont déjà largement bénéficié de la défiscalisation. On pourrait également discuter de l’ampleur (9,5M€) de la somme consacrée au Mémorial ACTe. Enfin que dire des 100 euros qui seront versés à 45 000 foyers guadeloupéens pour un montant de 4,5M€ ?

Nous pensons au CIPPA que les Guadeloupéens défavorisés méritent mieux que cette forme d’aumône à caractère électoraliste. Il aurait été sans doute, plus judicieux, à court terme, de leur fournir gratuitement les insecticides, répulsifs et autres produits pour leur permettre de lutter contre les maladies comme la dengue et le chikungunya.

Il appartient surtout à la Région de mener une vigoureuse action de développement économique pour faire reculer le chômage et la pauvreté qui touchent plus de 20% de la population guadeloupéenne.

Alain PLAISIR
Président du CIPPA

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