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Après avoir amassé une fortune colossale depuis la fin des années 20, puis avoir bénéficié d’énormes subventions de l’Europe, de l’Etat et aussi de la Région Guadeloupe, ensuite avoir pollué le sol de la Guadeloupe pour des centaines d’années, les békés Martiniquais et certains de leurs comparses Guadeloupéens ont décidé d’investir notamment dans la production et l’exportation de la banane depuis la Côte d’Ivoire.

Ainsi, nous apprenons que fut créée en Cote d’Ivoire, en juin 2013, une société dont la dénomination sociale est: «BANANES ANTILLES COTE D’IVOIRE», en abrégé BANACI.

A sa création, l’Administrateur de cette société était Monsieur Jean-Michel Hayot, issu de la plus grande famille de l’import-export des Antilles.

En outre, en mai 2010, une société dont la dénomination sociale est : «SOCIETE IVOIROANTILLAISE DE PRODUCTION AGRICOLE», en abrégé SIAPA, a été créée à Tiassalé en Côte d’Ivoire et a démarré la production de banane, courant 2013.

Alors que la production de la banane est en déclin, surtout en Guadeloupe, on pourrait s’étonner de cet amour soudain des investisseurs Antillais pour la Cote d’Ivoire.

Pour déchiffrer leurs grandes manœuvres, il faut comprendre que nous sommes dans un contexte de libéralisation des échanges, autrement dit de la mondialisation capitaliste. L’Union Européenne qui achète 5 millions de tonnes de bananes, a décidé de sacrifier la banane des Antilles, pour accéder, elle-même, à de nouveaux marchés. Cela s’est fait en deux temps :

– D’abord le 1er janvier 2006, l’Union Européenne se met en conformité avec l’Organisation Mondiale du Commerce en appliquant un nouveau régime d’importation. Le système du quota est remplacé par un tarif douanier unique, avec des droits de douane qui baissent régulièrement, avec comme perspective leurs suppression totales.
– Ensuite, en juillet 2014, l’Union Européenne signe dans le cadre de l’Accord de Partenariat Economique (APE) un accord de libre échange avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire. Le Cameroun a également signé un accord de ce type avec l’UE. Certains investisseurs Antillais ont compris que c’est en Afrique qu’ils vont réaliser le profit maximum. C’est dans cette optique qu’ils achètent des milliers d’hectares de terres. Ils vont donc abandonner complètement le volet exportation de l’import-export, en tout cas en Guadeloupe, pour se concentrer uniquement sur le juteux marché de l’importation.

Dès 2012, le CIPPA, dans un communiqué, attirait l’attention de tous sur les menaces qui pesaient sur l’économie de la banane Cavendish, en tant que produit d’exportation.

Pour le CIPPA, il est temps d’en finir avec l’agriculture coloniale et d’orienter notre production vers la conquête de notre marché intérieur. Dans les conditions actuelles, notre production peut être évincée, y compris sur notre propre marché, par les produits concurrents obtenus à meilleur coût ailleurs. Le principe du libre-échange et notre intégration à l’UE sont bien des obstacles structurels au développement d’une activité de production, donc de l’emploi. C’est pour cette raison que notre organisation politique prône un statut de PTOM pour mettre en place un autre modèle économique et politique.

Le Président du CIPPA
Alain PLAISIR

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