Capture d’écran 2015-06-17 à 01.51.43Les clameurs se sont tus ! Nous avons maintenant les quatre députés qui vont représenter la Guadeloupe à l’assemblée nationale : deux femmes et deux hommes. Mais contrairement à ce qui s’est passé en France, aucun de ces députés ne représente, ce qu’on appelle communément la société civile. Ce sont les politiciens, les plus habiles, les plus rusés… ceux qui ont su tisser, patiemment, des réseaux et entretenir une clientèle électorale, à grand renfort de politique politicienne, qui ont été élus. Le fort taux d’abstention aidant, aucun de ces élus n’a atteint la barre des 15 000 voix. Leurs prestations dans les débats n’ont ému personne, néanmoins, ayant promis un avenir radieux aux guadeloupéens, ils sont attendus au tournant. Puisque tous les quatre ont affirmé avec force, qu’ils allaient à Paris pour défendre les intérêts de la Guadeloupe et des guadeloupéens, nous espérons qu’ils agiront, au moins sur quelques sujets, qui préoccupent les guadeloupéens et qui sont du ressort d’un député.

D’abord, sur la question de la vie chère, pour éviter que les monopoles continuent leur pwofitasyon dans les domaines de la grande distribution alimentaire, des matériaux de construction et des pièces détachées dans le secteur de l’automobile etc…

Nous attendons, qu’ils demandent une enquête parlementaire pour savoir dans quelles conditions la centrale géothermique de Bouillante a été bradée à l’entreprise Israélo américaine Ormat.

Nous attendons qu’ils interviennent, pour que le gouvernement revoit le traité de délimitation de notre Zone Economique Exclusive, afin que l’ile d’AVES soit intégrée à la ZEE de la Guadeloupe, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos pécheurs et demain à l’exploitation de tout le potentiel de la mer.

Nous attendons qu’ils fassent voter une nouvelle loi, qui exclut les productions locales du dispositif de taxation de l’octroi de mer.

Nous attendons d’eux, qu’ils participent aux débats parlementaires pour éviter que de nouveaux traités de libre échange, tels le CETA (Traité sur le commerce et l’investissement entre l’Union européenne et le Canada) ne soient ratifiés.

Enfin, au niveau social, nous attendons qu’ils s’opposent à l’augmentation de la CSG pour les retraités et de la remise en cause des acquis sociaux des travailleurs.

Ne nous faisons aucune illusion sur leur capacité d’agir, le CIPPA, continuera son travail d’explication pour construire l’ALTERNATIVE POLITIQUE.

Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

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