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Alors que trois syndicats de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC) viennent de signer avec le MEDEF et le gouvernement un accord (sans contreparties) dans le cadre du pacte de responsabilité, nos différents candidats aux élections municipales et communautaires continuent à discourir comme si le monde était immuable autour d’eux. Et pourtant ce pacte de responsabilité, qui prévoit de nouvelles mesures en faveur des entreprises, sera financé par la réduction des dépenses de l’Etat, notamment par la baisse des dotations aux collectivités, par la suppression de milliers de postes de fonctionnaires, par un recul du droit du travail et une régression des services publics.

Les transferts publics et sociaux, qui remplacent malheureusement chez nous, la création de richesses et la destruction de nos activités productives vont diminuer en 2014 et dans les années qui suivent. Dans ces conditions, il est irresponsable que chaque commune veuille augmenter les dépenses publiques improductives (à chacun sa marina et son stade avec piste en tartan …) Nous pensons au CIPPA qu’il faut prendre en compte le contexte international (déficit public de la France, hausse irrésistible du prix des énergies fossiles, mondialisation…) bref, qu’il faut une vision globale pour agir localement avec efficacité. L’heure n’est plus au chauvinisme de clocher ni à une démarche étriquée. Le programme économique d’un candidat aux élections municipales et communautaires ne peut se résumer à un catalogue de mesures (promesses !) sans aucune cohérence.

La situation sociale de la Guadeloupe avec un taux de chômage de 24% dont plus de 60% pour les jeunes de moins de 25 ans, nécessite de prendre à bras le corps le problème de l’emploi. Le chômage ne reculera pas simplement en embauchant d’une manière excessive du personnel communal, qu’il faudra payer avec moins de recettes. A moins que soit au détriment des rares investissements !

Contrairement à ce qui est dit avec beaucoup de désinvolture, le problème de l’emploi n’est pas seulement du ressort de l’Etat. : Chaque collectivité qui gère les fonds publics, se doit de mener une vigoureuse politique de développement économique, seule créatrice d’emplois.
Il est grand temps, comme disait le visionnaire Rémy Nainsouta d’exploiter nos trois richesses : la TERRE, le SOLEIL et la MER et nous ajouterons l’EAU et la formation des HOMMES.

C’est dans se sens que le CIPPA intervient, partout où il est présent, pour intégrer dans les programmes, l’impérieuse nécessité du développement économique, donc de l’emploi.

Po/ le Bureau
Le Président du CIPPA

Alain PLAISIR

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