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Vendredi 23 septembre 2016, un certain nombre de dirigeants du sport Guadeloupéen ont reçu le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick KANNER. Après quelques promesses du ministre, le journal local nous affirme que les dirigeants sportifs l’attendaient de pied ferme.

En guise de fermeté, nos dirigeants, prenant leur courage à deux mains, ont osé demander au ministre «  l’intégration de la ligue guadeloupéenne à la Fédération Internationale de Football » Réponse cinglante du ministre : NON !

Pur renforcer leur demande nos dirigeants sportifs ont fait valoir que la Nouvelle Calédonie et la Polynésie avaient, eux, droit.

Dans l’esprit du ministre, la Guadeloupe étant un département français, au même titre que le Lot, la Lozère ou la Seine-Saint Denis, faisant partie intégrante de la France, ne pouvait pas siéger dans un organisme international.  Sous-entendu,  il ne reste plus à la Guadeloupe  qu’à fournir des athlètes pour le prestige de la mère patrie.

Sur le fond, n’a-t-il pas raison ? Les élites guadeloupéennes en refusant toute évolution statutaire, (encore une fois la question de la responsabilité) en restant figer dans le statut de département, tout en en essayant d’obtenir des dérogations (petites faveurs), au nom de la spécificité (quel étrange mot, pour expliquer notre différence géographique économique et culturel) ont de plus en plus de mal à faire face à leurs contradictions.

Inutile de se comparer à la Nouvelle Calédonie et la Polynésie. Comparaison, n’est pas raison ! Ces pays, sont des territoires autonomes ayant droit à de nombreuses compétences (que nous n’avons pas) dans les domaines les plus variés. Il serait trop long  de les énumérer ici. En tout cas, ils peuvent participer aux compétitions internationales en leur propre nom. Ils ont droit à un drapeau et à un hymne, tout a fait légalement.

La Guadeloupe ne pourra pas se développer avec des DEROGATIONS, mais avec le DROIT que  lui procurera un autre STATUT.

Alain Plaisir,

Président du CIPPA

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